Le Dr Daniel Pang mène des recherches sur la douleur animale

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  • Le 19 septembre 2016

  • Mathieu-Robert Sauvé
Le Dr Daniel Pang

Le Dr Daniel Pang

Crédit : Marco Langlois

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Cet automne, le Dr Daniel Pang vit sa première rentrée à titre de professeur à la Faculté de médecine vétérinaire.

Comment évaluer la douleur ressentie par les rats? «Ce sont des animaux qui présentent très peu de signes extérieurs de souffrance, mais des chercheurs ont trouvé des moyens de la mesurer, par exemple en observant attentivement des détails comme les mouvements des moustaches», explique le Dr Daniel Pang, nouveau professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, qui compte suivre cette voie de recherche. Son domaine, le bien-être animal, suscite de plus en plus d’intérêt dans la communauté scientifique.

Même s’il n’a pas encore de laboratoire attitré en ce deuxième jour officiel de travail – le processus d’attribution des locaux est en cours –, ce vétérinaire anesthésiste encadre déjà une étudiante au doctorat. Dans le passé, il a fait sa résidence à l'Université de Montréal de 2003 à 2006 avant d’aller étudier les mécanismes de l'anesthésie à l'Imperial College, à Londres. En 2010, il a obtenu un poste de professeur adjoint à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Calgary.

Enseignant apprécié par son ancien employeur, qui lui a décerné une mention honorable l’an dernier, le Dr Pang est aussi un chercheur productif dont les travaux sont actuellement subventionnés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et qui a obtenu des fonds de la compagnie pharmaceutique Zoetis.

À l’UdeM, il partage la responsabilité d’un cours de premier cycle (Anesthésie et analgésie) et supervise en collaboration des travaux pratiques aux cycles supérieurs. Sa charge de travail inclut également des tâches de clinicien au Centre hospitalier universitaire vétérinaire.

Son français, il l’a appris durant son premier séjour au Québec. Il voit son nouvel emploi comme une étape importante de sa carrière. Après cinq hivers à Calgary, la neige ne lui fait pas peur. «Et j’ai de la chance, puisque ma femme, Jessica, vient elle aussi d’être embauchée par la faculté.»