William Witczak-Krempa : le professeur qui aime se poser des questions

William Witczak-Krempa

William Witczak-Krempa

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Devenu professeur au Département de physique de l’Université de Montréal en août dernier, William Witczak-Krempa aime poser - et se poser - des questions!

William Witczak-Krempa est un professeur qui aime penser et analyser les choses qui l’entourent. D’ailleurs, d’aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours aimé se poser des questions. Et, pour lui, les questionnements mènent souvent à la physique.

«La physique est le dernier bastion des sciences et, lorsqu’on la combine avec le langage des mathématiques, on parvient à expliquer beaucoup de phénomènes», indique celui qui est devenu en août dernier professeur au Département de physique de l’Université de Montréal.

Parce que, si les mots peuvent parfois être vagues ou porter à confusion, les mathématiques, elles, sont pour William Witczak-Krempa un langage logique et universel qui permet de décrire son environnement avec une grande précision «peu importe la langue qu’on parle ou la culture dont on est issu».

Pour ce titulaire d’un doctorat en physique de la matière condensée obtenu à l’Université de Toronto, devenir professeur de physique est un rêve qui se réalise – de surcroît à l’UdeM! «En plus d’enseigner, je pourrai me consacrer à mes recherches, qui sont axées sur les phénomènes inusités que produisent les matériaux de pointe soumis à des pressions ou à des champs magnétiques extrêmes, précise le professeur de 31 ans. Je m’intéresse en particulier aux transitions de phases quantiques, ce qui consiste à analyser le comportement de ces matériaux à l’échelle microscopique.»

Grâce à ce champ d’études, on a notamment découvert que certains matériaux soumis à des températures très basses deviennent des supraconducteurs, c’est-à-dire qu’ils permettent la transmission du courant électrique sans offrir de résistance. «L’une des applications potentielles de ce phénomène quantique serait la fabrication de fils à haute tension pour les réseaux électriques afin de réduire de façon draconienne les pertes d’énergie, illustre le nouveau professeur. Mais il reste beaucoup de chemin à faire.»

Cet hiver, William Witczak-Krempa donnera un cours d’optique quantique aux étudiants de troisième année. «Et, dans les prochaines années, je souhaite créer un groupe de recherche avec des étudiants pour en faire des scientifiques créatifs», conclut celui qui a établi plusieurs collaborations avec des chercheurs d’autres universités au Canada, en Israël et aux États-Unis, dont l’Université Harvard, où il a effectué son postdoctorat avant de se joindre au corps professoral de l’UdeM.