Un don de 100 000 $ à la Faculté de médecine pour soutenir la recherche sur le Parkinson

M. Gil Desautels, Directeur général par intérim du BDRD, Dr Michel Panisset, professeur titulaire, Dr Denis Claude Roy, professeur titulaire, M. Michel Phaneuf, donateur et Dre Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine

M. Gil Desautels, Directeur général par intérim du BDRD, Dr Michel Panisset, professeur titulaire, Dr Denis Claude Roy, professeur titulaire, M. Michel Phaneuf, donateur et Dre Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine

Crédit : Andrew Dobrowolskyj

En 5 secondes

Michel Phaneuf, auteur du Guide du vin, a fait un don de 100 000 $ à la Faculté de médecine qui servira à soutenir un projet de recherche sur la modulation immune dans la maladie Parkinson.

C’est hier que la Faculté de médecine de l’Université de Montréal a eu le plaisir de recevoir Michel Phaneuf, auteur du réputé Guide du vin, qui a fait un don de 100 000 $ à la faculté. Le fonds ainsi créé servira à soutenir un projet de recherche sur la modulation immune dans la maladie de Parkinson grâce à la thérapie cellulaire et portera le nom de Fonds Ginette Prémont et Michel Phaneuf pour la recherche en Parkinson. Ginette Prémont est la défunte épouse de M. Phaneuf.

En 2008, M. Phaneuf a reçu un diagnostic de maladie de Parkinson. C’est à ce moment qu’il fait la connaissance du Dr Michel Panisset, professeur titulaire de clinique au Département de neurosciences de l’UdeM et neurologue au CHUM. «Après avoir accusé le choc du diagnostic, je me suis demandé comment je pouvais devenir moi-même un agent de changement. Parler de la maladie pour démythifier le tout est une chose, mais je voulais aller plus loin dans mon engagement. J’ai décidé de soutenir la recherche sur la maladie de Parkinson en me disant que cela pourrait peut-être changer le cours des choses pour les personnes qui, tout comme moi, auront à vivre avec cette maladie», a témoigné M. Phaneuf.

«La maladie de Parkinson est une des anomalies neurologiques qui touchent le plus de gens. Plus d’un million de personnes en souffrent en Amérique du Nord  et, avec le vieillissement de la population, nous nous attendons à voir augmenter ce nombre de façon significative. Ce don est par conséquent une excellente nouvelle, car il nous permettra de mettre sur pied un projet de recherche novateur qui, dans un premier temps, nous aidera à mieux comprendre les causes de la maladie et à freiner sa progression. Cette étude pourra aussi, à plus long terme, contribuer à l’élaboration de nouvelles stratégies thérapeutiques», a précisé le Dr Denis Claude Roy, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’UdeM et directeur du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

«M. Phaneuf a été à l’origine d’une rencontre bien particulière, celle entre deux chercheurs, deux centres de recherche, deux milieux cliniques qui joindront leurs efforts pour expérimenter une nouvelle approche dans le traitement de la maladie de Parkinson. C’est en unissant les forces et les talents de notre réseau que, tous ensemble, nous irons plus loin pour la santé», a déclaré la doyenne de la Faculté de médecine, la Dre Hélène Boisjoly. Celle-ci a aussi tenu à souligner l’apport précieux ainsi que le rôle de catalyseur qu’a joué M. Phaneuf dans le processus de recherche.

À propos de la modulation immune dans la maladie de Parkinson

À l’aide de la thérapie cellulaire, les chercheurs tenteront de détecter et de supprimer les cellules qui annoncent la progression de la maladie. Dans cette étude, ils travailleront à déterminer l’état d’activation du système immunitaire de sujets atteints de la maladie de Parkinson. Ils étudieront aussi une stratégie d’élimination des cellules T activées. À long terme, l’étude devrait permettre la mise au point de soins curatifs pour cette maladie dégénérative.

Ressources pour les médias