Des étudiants en géographie s’approprient le site du futur pavillon d’Outremont

La professeure Violaine Jolivet (de côté, à gauche), avec quelques-uns de ses étudiants sur le site du futur campus des sciences, à Outremont.

La professeure Violaine Jolivet (de côté, à gauche), avec quelques-uns de ses étudiants sur le site du futur campus des sciences, à Outremont.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Des étudiants en géographie de l’UdeM mènent un projet sur le site du futur pavillon des sciences, à Outremont, pour analyser les retombées de cet aménagement sur les quartiers environnants.

Une quarantaine d’étudiants du Département de géographie de l’Université de Montréal se sont approprié le site du futur campus des sciences, à Outremont, pour analyser les retombées de cet imposant projet sur l’évolution du secteur – et plus particulièrement du quartier Parc-Extension.

Sous la houlette de la coordonnatrice des relations avec la communauté du site Outremont, Madeleine Rhéaume, les étudiants de la professeure Violaine Jolivet ont arpenté le secteur afin de nourrir leur réflexion pour que le projet du futur campus soit le plus en adéquation possible avec le milieu qui l’accueillera.

«Dans le cadre de leur projet en géographie urbaine, les étudiants abordent les thématiques de l’histoire du quartier, sa transformation au fil des ans, l’évolution de la politique du logement, son profil de quartier d’accueil sur le plan de l’immigration, et bien d’autres», précise Mme Jolivet.

Les étudiants ont plus spécifiquement pour tâche de désigner en quoi l’implantation de l’Université de Montréal dans cette ancienne enclave industrielle peut avoir une influence sur les quartiers environnants, notamment en ce qui a trait au rapprochement avec la communauté, à la diversification du paysage urbain et du bâti, et à sa dynamisation.

Ils feront part de leurs observations et de leurs idées aux responsables du développement du site à l’occasion d’une présentation qui aura lieu le 8 décembre prochain.

Une nouvelle dynamique entre les quartiers

Si les étudiants de Violaine Jolivet sont parmi les premiers «utilisateurs universitaires» à investir le site Outremont, les gens des alentours, eux, ont déjà pris possession des lieux à travers de nombreux projets citoyens, comme les jardins éphémères dont on a célébré la fête des récoltes le 24 septembre.

De même, l’UdeM a pu compter sur la collaboration et la participation de 10 organismes communautaires qui ont contribué à rendre le site d’Outremont vivant grâce à une série de projets éphémères dont certains pourraient devenir permanents.

L’arrivée du projet Le Virage et celui du Catalyseur d’imaginaires urbain, tous deux issus d’un partenariat avec les organismes MTL ville en mouvement et le Laboratoire des récits du soi mobile «démontre la volonté de l’Université de s’ouvrir dès maintenant sur son environnement et de devenir un lieu de rencontre avec les communautés avoisinantes », explique Madeleine Rhéaume.

«La vision du projet repose sur la connexion entre ces trois quartiers en désenclavant les impasses de cet ancien terrain exclusivement industriel au moyen de passerelles à la fois physiques et psychologiques, conclut Jacques Dorais. Cela permettra à la Ville de positionner le lieu en matière de création du savoir et à l’Université de contribuer à cette économie de façon concrète.»

Saviez-vous que…?

Le nom de Park-Extension attribué au projet d’aménagement du quartier, en 1907, tire vraisemblablement son origine du fait que ce quartier se situe dans «le prolongement de l’avenue du Parc» (Park Avenue extension en anglais).

Parc-Extension est le quartier le plus densément peuplé de Montréal. Il abrite 18 802 habitants par kilomètre carré, comparativement à une moyenne de 3625 habitants pour l’ensemble de Montréal (2006). Au total, 31 399 personnes cohabitent dans ce quadrilatère de 1,6 km2. En 2000, 75 communautés ethnoculturelles ont été recensées sur son territoire.

Source : Éveline Favretti, Parc-Extension : 100 ans d’histoire, bilan et chronologie historique, Centre d’histoire de Montréal, 2011.