L’Agence Ometz soutient des milliers de jeunes et de familles de Montréal

L’aide aux devoirs est l’un des nombreux services offerts par l’Agence Ometz.

L’aide aux devoirs est l’un des nombreux services offerts par l’Agence Ometz.

Crédit : Ometz

En 5 secondes

Rencontre avec la directrice de l’Agence Ometz, un organisme subventionné par Centraide du Grand Montréal.

Chaque année, plus de 10 000 personnes bénéficient des services-conseils et d’un soutien continu de l’Agence Ometz grâce à ses ateliers, conférences et groupes d’entraide offerts à la communauté de Montréal. «Notre mission est de soutenir les individus, principalement les jeunes et les familles, surtout en période de vulnérabilité, en favorisant l’autonomisation et en misant sur la prévention, l’éducation et la thérapie», explique Gail Small, directrice de cet organisme financé, entre autres, par Centraide du Grand Montréal.

Située au voisinage de l’Université de Montréal dans le quartier Côte-des-Neiges (en face du Centre Segal), sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, l’Agence Ometz s’adresse principalement aux jeunes de la communauté juive, mais s’occupe aussi d’autres personnes en difficulté. «Les services rendus comprennent une aide aux immigrants juifs, une assistance à l’emploi et divers services sociaux», signale Mme Small. L’Agence Ometz reçoit 250 000 $ chaque année de Centraide. Cette somme représente une faible proportion du budget total de l’organisme, qui s’élève à 6 M$, mais «c’est un financement important», estime la directrice, puisqu’il est consacré au volet famille et santé mentale.

Les professionnels et bénévoles de l’Agence Ometz offrent une gamme impressionnante d’activités, dont une aide aux devoirs aux enfants qui éprouvent des difficultés d’apprentissage, un soutien aux individus et aux familles qui souffrent de problèmes de santé mentale, des interventions auprès d’adolescents à risque de décrochage et de toxicomanie, des services professionnels dans les garderies et les maternelles, des groupes d’entraide parentale, un programme de mentorat, un programme de thérapie par le jeu, des cours d’alphabétisation… «On travaille principalement auprès des jeunes, car nous croyons qu’une intervention précoce de qualité a un effet durable plus déterminant. On veut ainsi briser le cycle de la pauvreté», affirme Mme Small, qui rappelle que 20 % de la communauté montréalaise juive vit sous le seuil de la pauvreté.

Au cours de la dernière année, l’Agence Ometz a instauré de nouveaux services, notamment pour les jeunes adultes atteints d’une déficience intellectuelle qui se retrouvent sans ressources à l’âge de 18 ans. «Du jour au lendemain, ils doivent se faire à manger et se débrouiller seuls. Ce n’est pas facile pour eux.» En participant aux ateliers d’Ometz, ils apprennent à planifier un budget, à faire leurs courses, à cuisiner, ils acquièrent des habiletés sociales et des compétences qui favorisent l’employabilité. L’objectif est qu’ils deviennent autonomes. «C’est bien de donner un poisson à quelqu’un qui a faim, mais c’est encore mieux de lui apprendre à pêcher, dit Gail Small. Telle est la philosophie de l’Agence Ometz.»

Intégration des immigrants juifs

À la huitième année d’existence de l’Agence Ometz, plus de 300 bénévoles aident ses 100 employés permanents rémunérés. L’Agence est née en avril 2008 de la fusion des Services d'aide aux immigrants juifs, d’Emploi Juif Montréal et des Services à la famille juive (JFS), un organisme fondé il y a 150 ans, à la suite des premières vagues d’immigrants juifs qui ont atteint le Québec. «À l’époque, on comptait 1000 juifs à Montréal. Aujourd’hui, on en dénombre plus de 93 000», note Gail Small, qui était auparavant à la tête de JFS.

Mme Small et son équipe consacrent beaucoup d’énergie à l’intégration des immigrants juifs. Ce volet des services d’Ometz a connu une hausse considérable de ses activités depuis les attentats terroristes contre Charlie Hebdo et l’attaque du commerce cachère à Paris en janvier 2015. «Les demandes d’immigration ont doublé après les attentats, indique Mme Small. Et l’intérêt des Français juifs pour le Québec continue à ce jour.»

Gail Small

Crédit : Amélie Philibert

Diplômée en éducation physique de l’Université McGill et titulaire d’une maîtrise en administration de l’Université Concordia, Gail Small a toujours travaillé dans des organismes à but non lucratif. D’abord au Y des femmes de Montréal, puis pendant quelques années à l’Auberge de transition et à la Fondation Farha avant de se retrouver en 1997 à JFS. «J’ai dans mon cœur les OSBL. Nous ne réalisons pas toujours à quel point nous sommes privilégiés. Mais, en étant sur le terrain, on prend conscience de sa chance.»

Par ses fonctions, Mme Small a eu l’occasion de constater la vitalité de son équipe et des autres organismes communautaires. Elle est toujours particulièrement touchée lorsque les gens viennent raconter plusieurs années plus tard comment l’Agence Ometz a changé leur vie. «La principale satisfaction de notre engagement est de voir les résultats positifs de nos actions!»

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