«Entre l’Université de Montréal et Sainte-Justine, c’est une histoire d’amour de longue date.» – Le recteur Guy Breton

Le recteur de l'Université de Montréal, Guy Breton

Le recteur de l'Université de Montréal, Guy Breton

Crédit : Amélie Philibert

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Le recteur de l’Université de Montréal se réjouit de voir le centre hospitalier universitaire mère-enfant grandir.

Comment qualifier le partenariat entre l’Université de Montréal et le CHU Sainte-Justine? En quoi est-il spécial?

C’est une histoire d’amour de longue date qui existe entre l’Université de Montréal et le CHU Sainte-Justine. Nous avons toujours eu des liens étroits, puisque c’est le lieu privilégié de notre formation en soins pédiatriques et obstétriques. Pour nous, le centre hospitalier représente un élément fondamental de notre offre de services dans le domaine de la santé et pas seulement en médecine, mais aussi dans les différents secteurs de la santé que couvre Sainte-Justine. L’Université de Montréal est heureuse de voir son centre hospitalier universitaire mère-enfant grandir et avoir de meilleures installations technologiques et des ressources humaines hautement qualifiées.

Comment le travail des chercheurs de l’Université de Montréal joue-t-il un rôle dans le développement du CHU Sainte-Justine? Croyez-vous que les infrastructures vont accroître les échanges?

Je pense que des infrastructures à la fine pointe de la technologie permettent à tous les professionnels, cliniciens et chercheurs d’aller plus loin. Les chercheurs doivent de plus en plus collaborer avec des experts de différentes disciplines, ce qui inclut des spécialistes sur le campus et du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine mais aussi de notre réseau. Il y a maintenant beaucoup de travaux de recherche interdisciplinaires et dont les ressources ne sont pas nécessairement logées dans l’établissement. Par exemple, le BRAMS, le Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son, est un partenaire de notre réseau dont l’expertise peut profiter aux chercheurs du centre de recherche de Sainte-Justine. Je souhaite qu’il y ait une complicité accrue de ce type dans l’avenir.

Oui, je crois que les infrastructures vont avoir un effet positif sur la recherche et les découvertes en nous permettant de travailler plus étroitement avec les acteurs des diverses disciplines qui font progresser les savoirs à Sainte-Justine. Je suis un ardent défenseur de l’importance de l’architecture et de l’urbanisme dans l’amélioration de la qualité des services offerts. Je salue d’ailleurs l’extraordinaire travail de nos architectes, qui font partie des équipes soignantes. En créant des environnements adaptés, beaux, accueillants et lumineux, ils influencent la qualité du travail des membres du personnel et la santé de ceux qui y reçoivent des soins. Des études l’ont démontré: après une chirurgie, si vous êtes dans une chambre lumineuse, calme et accueillante, vous aurez moins besoin d’analgésiques et de médicaments pour soulager votre douleur.

L’enseignement est un volet important de la mission du CHU Sainte-Justine. On pense d’emblée aux activités liées à la médecine. Quels sont les principaux enjeux de la formation des futurs professionnels de la santé?

L’enseignement est un volet fondamental et structurant de notre réseau dans tous les secteurs de la santé. Je suis convaincu que des installations plus modernes permettent de mieux préparer la relève. Celle-ci côtoie ce qu’il y a de mieux durant sa formation et cela en fait des leaders dans l’offre de services de santé.

Le principal enjeu est d’apprendre à bien fonctionner ensemble. On n’est plus à l’époque où le médecin travaillait seul et où les infirmières étaient tenues à distance des autres professionnels. Le défi est de permettre au cours de la formation le travail avec les autres professionnels afin que l’offre des services aux patients soit optimale. La prise en charge d’un patient doit être gérée par des équipes multidisciplinaires et nous avons le devoir de former ceux qui vont travailler en équipe à bien le faire.

Quel souhait feriez-vous aujourd’hui à l’occasion du dévoilement des nouvelles installations du CHU Sainte-Justine?

Je fais le souhait que les Québécois et les Montréalais réalisent qu’ils ont une chance extraordinaire d’avoir un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui fait partie des plus grands et des meilleurs en Amérique. Nous sommes chanceux d’avoir un tel joyau en santé pour les enfants. Soyons-en fiers et soutenons-le. Mes remerciements vont à tous ceux qui ont permis que ce projet se réalise, autant les intervenants gouvernementaux que ceux de la Fondation CHU Sainte-Justine, de l’hôpital et de l’Université.

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