L’équipe de Marie Kmita à la une de la revue «Nature»

La couverture de la revue «Nature» montre la photographie d’une patte d’embryon de souris chez qui les gènes Hoxa11 et Hoxa13 ont été activés dans des domaines chevauchants du membre en croissance. L’intervention a entraîné le développement de sept doigts par patte.

La couverture de la revue «Nature» montre la photographie d’une patte d’embryon de souris chez qui les gènes Hoxa11 et Hoxa13 ont été activés dans des domaines chevauchants du membre en croissance. L’intervention a entraîné le développement de sept doigts par patte.

Crédit : Yacine Kherdjemil et Marie Kmita

En 5 secondes

L’équipe a découvert un mécanisme génétique qui expliquerait le fait que l’humain possède 5 doigts par membre alors que les premiers vertébrés étaient pourvus de 6 à 8 doigts par patte.

Marie Kmita, chercheuse à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) et à l’Université de Montréal, et son équipe viennent de réaliser un doublé: leurs travaux, récemment parus dans Nature, font aujourd’hui la première page de la prestigieuse revue.

La couverture de Nature montre en effet une photographie prise à l’IRCM d’une patte d’embryon de souris chez qui les gènes Hoxa11 et Hoxa13 ont été activés dans des domaines chevauchants du membre en croissance. Comme on peut le constater sur l’image, l’intervention a entraîné le développement de sept doigts par patte. La découverte de l’équipe de la Dre Kmita révèle un mécanisme génétique qui expliquerait le fait que la majeure partie des vertébrés actuels, incluant l’être humain, possèdent cinq doigts par membre alors que les premières espèces pourvues de doigts étaient polydactyles (de six à huit doigts par patte).

«C’est pour nous un honneur que les éditeurs de Nature offrent cette tribune à notre recherche», a déclaré la Dre Kmita, directrice de l’unité de recherche en génétique et développement de l’IRCM, professeure-chercheuse agrégée à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et professeure associée au Département de médecine de l’Université McGill. «Je suis fière de cette réalisation, qui est avant tout le fruit d’un formidable travail d’équipe.»

En plus d’être en page couverture de Nature, la découverte du groupe de la Dre Kmita a fait le tour du monde depuis son annonce, étant rapportée par plus d’une vingtaine de médias à travers le globe. Elle a notamment été en première page de La Presse+ et elle paraîtra prochainement dans les revues de vulgarisation françaises Science & Vie, tirée à plus de 299 000 exemplaires par mois, ainsi que La Recherche.


«Je suis très heureux que notre travail ait un tel impact», s’est réjoui Yacine Kherdjemil, étudiant au doctorat dans le laboratoire de Marie Kmita et premier auteur de l’article paru dans Nature. «J’étais déjà fier du travail que nous avons accompli, mais c’est d’autant plus valorisant de voir que notre recherche suscite à ce point de l’intérêt.»

http://www.nature.com/nature/journal/v539/n7627/index.html

La couverture de l’édition de la revue «Nature» du 3 novembre 2016 met en vedette un cliché pris par les chercheurs de l’UdeM.

Crédit : http://www.nature.com/nature/journal/v539/n7627/index.html

À propos de l'IRCM

L'IRCM est un institut de recherche biomédicale de grande réputation situé en plein cœur du milieu universitaire montréalais. Fondé en 1967, il regroupe aujourd'hui 35 équipes de recherche et quatre cliniques spécialisées en cholestérol, hypertension, fibrose kystique et diabète et obésité. L'IRCM est affilié à l'Université de Montréal. Il entretient aussi des relations étroites avec l'Université McGill. Sa clinique est affiliée au CHUM. L'IRCM reçoit l'appui du ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations du Québec.

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