Je m’intéresse aux théories imaginées par les amateurs de cinéma

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  • Le 9 novembre 2016

Simon Laperrière

Simon Laperrière

Crédit : Amélie Philibert - Benoît Gougeon

En 5 secondes

Dans son doctorat, Simon Laperrière explore le phénomène des théories dérivées de films à succès.

Le cinéaste américain Stanley Kubrick aurait filmé en studio les premiers pas de l’homme sur la Lune; «007» ne serait pas le véritable code de James Bond, mais la couverture du nom de l’espion lui-même; E.T., l’extraterrestre égaré sur la Terre dans le film de Steven Spielberg, serait en réalité un chevalier Jedi issu de la série Star Wars. Voilà quelques-unes des «théories de fans» ou surinterprétations que des cinéphiles élaborent à partir de longs métrages à succès. C’est le sujet de ma thèse de doctorat.

Mon but n’est pas de leur donner de la crédibilité, mais bien de comprendre le phénomène. Qu’est-ce qui pousse les gens à s’imaginer des histoires sur la base de pures fictions? J’espère inscrire ces discours dans un contexte à la fois historique et institutionnel qui mettra en place les bases d'une histoire ouverte des études cinématographiques. Après mon doctorat, j’espère poursuivre une carrière universitaire.

Simon Laperrière

En savoir plus

Directeur de thèse

Bourse

  • Fonds de recherche du Québec – Société et culture.

Publication

  • Falardeau, É., et S. Laperrière. Bleu nuit: histoire d'une cinéphilie nocturne, Montréal, Éditions Somme toute, 2014, 344 p.

Dans les médias

Propos recueillis par Mathieu-Robert Sauvé