Du tympan jusqu’au bout de la langue!

  • Forum
  • Le 11 novembre 2016

  • Dominique Nancy
Le Congrès international en orthophonie et audiologie réunira une vingtaine d'experts reconnus des déficits auditifs et des habiletés langagières.

Le Congrès international en orthophonie et audiologie réunira une vingtaine d'experts reconnus des déficits auditifs et des habiletés langagières.

Crédit : Thinkstock

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De récentes recherches dans le domaine des sciences de la communication et de ses troubles seront présentées au Congrès international en orthophonie et audiologie à l’Université de Montréal.

«Ce qui est captivant avec l’étude de la communication et de ses mécanismes cérébraux, c’est que nous étudions la cognition dans son ensemble. Grace à la plasticité, il est par exemple possible de rééduquer des personnes atteintes d’aphasie, soit de troubles du langage parlé, après un AVC», affirme la Dre Ana Inés Ansaldo, professeure à l’École d’orthophonie et d’audiologie de l’UdeM et présidente du comité organisateur du Congrès international en orthophonie et audiologie.

L’évènement, qui aura lieu les 14 et 15 novembre à l’Université de Montréal, réunira une vingtaine d’experts reconnus des déficits auditifs et des habiletés langagières.

Organisé par l’école, ce forum interdisciplinaire rassemblera plus de 300 participants qui travaillent dans différents champs de recherche. Rattachés à une dizaine d’universités des quatre coins du monde, ces chercheurs et cliniciens présenteront les résultats d’études récentes sur l’audition, l’équilibre, le langage oral et écrit, la déglutition et la voix, tant chez l’enfant que chez l’adulte. Les conférences seront données en français ou en anglais.

«Parmi les sujets abordés, qui s’étendent de l’enfance au vieillissement, il y a des thèmes d’actualité tels que la désignation des élèves susceptibles d’éprouver des difficultés d’apprentissage, l’intervention auprès des proches aidants de personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer, la plasticité cérébrale après un AVC, les technologies de suppléance auditive et la stigmatisation associée à la déficience auditive», indique la Dre Ansaldo.

La conférence d’ouverture sera présentée par la romancière Kim Thúy, diplômée de l’UdeM en linguistique et traduction (1990) et en droit (1993), et lauréate du Prix littéraire du Gouverneur général en 2010 pour son roman Ru.

La doyenne de la Faculté de médecine, Hélène Boisjoly, prononcera également une allocution pour souligner l’ouverture du congrès.

Le 60e anniversaire de l’école

De nos jours, l’observation des aptitudes linguistiques des nouveau-nés et l’autostigmatisation associée à la déficience auditive chez les aînés, de même que l’étude du langage chez les autistes et la dyslexie permettent d’esquisser des explications de ce qui représente l’un des traits distinctifs de l’espèce humaine.

«Par la qualité des invités, ce congrès constituera un point de repère pour ce qui est de l’état des connaissances issues de la recherche en orthophonie et en audiologie, dans une perspective de pratique axée sur des données probantes, personnalisées et d’inclusion sociale», estime Ana Inés Ansaldo.

Le congrès permettra de dresser le bilan des acquis et d’explorer les meilleures pratiques en matière de dépistage, d’intervention et de services de soutien relatifs à la qualité de vie. De plus, il offrira aux jeunes chercheurs la possibilité de rencontrer des spécialistes de renommée internationale et de partager leurs connaissances.

Cette rencontre arrive à point nommé pour l’École d’orthophonie et d’audiologie, qui célèbre cette année son 60e anniversaire. Pour l’occasion, plusieurs activités se dérouleront au cours de l’année 2016-2017. Le congrès, qui se tiendra aux pavillons Roger-Gaudry et Claire-McNicoll, en est l’évènement phare.

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