Le territoire québécois est à la portée de votre souris

  • Forum
  • Le 24 novembre 2016

  • Mathieu-Robert Sauvé
Le nouvel outil permet de superposer plusieurs couches d'informations géographiques.

Le nouvel outil permet de superposer plusieurs couches d'informations géographiques.

En 5 secondes

L’UdeM met à la disposition de ses chercheurs et étudiants GéoindexUdeM, un nouvel outil permettant de découvrir et d’exploiter plus de 300 couches d’informations géographiques.

Depuis quelques mois, la communauté universitaire peut accéder gratuitement à un outil informatique permettant de découvrir plusieurs cartes, principalement du territoire québécois, à l'aide de requêtes textuelles et spatiales, de les visualiser, de les superposer et de les extraire sous différents formats et types de projections. Appelée GéoindexUdeM, cette plateforme de cartographie numérique permet la superposition de données géospatiales qu’il fallait auparavant manipuler «à la mitaine». «Cet outil découverte permet d’accéder à plus de 300 couches d’informations géographiques dans plus de 35 collections. Un chercheur devait jusqu’à présent repérer celles dont il avait besoin et les importer à la pièce avant de les mettre en rapport avec les autres jeux de données. GéoindexUdeM nous permet en quelques secondes de trouver les données, de les visualiser et de les superposer selon nos besoins», explique Tommy Lavallée, chef bibliothécaire (chimie, physique et géographie) à l’Université de Montréal.

La plateforme GéoindexUdeM est un projet amorcé en 2013, à la suite de l’entente avec l’Université Laval pour faire l’acquisition de l’outil GéoIndex+, élaboré par le Centre d’information géographique et statistique de la Bibliothèque de l’Université Laval. Depuis avril dernier, les chercheurs et les étudiants de l’UdeM peuvent y accéder sans frais en se rendant à l’adresse geoindex.bib.umontreal.ca.

Le principe consiste à afficher ou à mettre en relation sur une même matrice des données géospatiales qui présentent visuellement des informations sur une quantité de sujets comme l’agriculture, la biologie, la faune et la flore, le cadastre, l’aménagement, les infrastructures de transport, l’hydrographie, l’économie, l’environnement, les limites politiques et administratives, etc. «On localise d’abord l’aire à étudier en cliquant sur la carte, commente la bibliothécaire spécialisée en géographie Anne Hakier en faisant une démonstration sur l’écran de la cartothèque. Puis, dans un menu affichant les diverses couches de données disponibles pour cette zone, on coche celles qu’on veut superposer.»

Instantanément, les informations apparaissent sur la même image. On peut y voir les routes et les bâtiments, mais aussi d’innombrables détails: milieux humides, pistes cyclables, mines, vergers, parcs de stationnement. «Et le tout à une précision de 10 cm pour certains jeux de données», poursuit la spécialiste en zoomant sur le quartier où nous nous trouvons. L’activité humaine y apparaît en effet avec une précision étonnante. La plateforme permet de visualiser des orthophotos, qui sont le résultat d’un ajustement algorithmique qui permet d’atténuer les distorsions des photos aériennes de sorte que chaque point est superposable sur une carte. 

Étendre son territoire

Professeure à la Faculté de l’aménagement de l’UdeM, Valérie Mahaut s’intéresse entre autres à la gestion des eaux de ruissellement sur l’île de Montréal. Les cartes produites par sa récente recherche financée par le Fonds de Recherche du Québec - Société et Culture, Cartographie des anciens cours d’eau, lignes de creux et des bassins versants de l'île de Montréal, constituent en soi des données géospatiales. Ces données, en plus de figurer dans le dépôt institutionnel Papyrus, font l’objet d’un projet d’intégration dans GéoindexUdeM.

«Actuellement, ce sont surtout les étudiants du Département de géographie et de la Faculté de l’aménagement qui utilisent GéoindexUdeM, mais nous croyons que plusieurs autres unités pourraient y trouver leur compte», commente Tommy Lavallée.

L’intégration progressive dans GéoindexUdeM des données géospatiales gouvernementales obtenues grâce à l’entente entre les universités québécoises et le gouvernement du Québec, sous la coordination du Bureau de coopération interuniversitaire, offrira encore plus de possibilités aux chercheurs de l’UdeM au fil des prochaines semaines.

La plateforme GéoindexUdeM résulte des efforts concertés de plusieurs unités des bibliothèques (Direction des technologies, Cartothèque et Direction du traitement des métadonnées et du catalogage). Il faut aussi souligner la contribution financière des étudiants à ce projet par le biais des fonds CANO et FAVE.