Rita Dionne-Marsolais contribue à la compréhension de l’économie du Québec moderne

Rita Dionne-Marsolais, entourée de Tania Saba et de Raymond Lalande.

Rita Dionne-Marsolais, entourée de Tania Saba et de Raymond Lalande.

Crédit : Marc-Antoine Zoueki

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La femme politique québécoise et diplômée de l’UdeM Rita Dionne-Marsolais a fait un don de 100 000 $ à son «alma mater».

L’Université de Montréal a accueilli, le 24 novembre, la femme politique québécoise Rita Dionne-Marsolais. La députée à l’Assemblée nationale de la circonscription de Rosemont de 1994 à 2008, ancienne ministre et diplômée du Département de sciences économiques, a en effet annoncé un don de 100 000 $ à son alma mater.

L’importante contribution de Mme Dionne-Marsolais permettra de remettre chaque année une bourse de recherche à un étudiant à la maîtrise en sciences économiques. Le sujet du mémoire primé visera l’amélioration de la compréhension de l’économie du Québec sur les plans conjoncturel, structurel et sectoriel, par comparaison avec des économies de même nature politique comme celles d’États fédérés et développés (Catalogne, Bavière, États américains, etc.) ou d’économies de taille équivalente en termes de population (pays scandinaves par exemple).

Mme Dionne-Marsolais a, à travers sa carrière, changé le visage politique québécois. Ministre au sein des gouvernements Parizeau, Bouchard et Landry, elle a notamment été responsable de la Culture et des Communications (1994-1995) et du Revenu (1998-1999). Elle a également inspiré nombre de femmes en donnant un visage féminin à l’avancement professionnel, étant successivement la première femme cadre de la haute direction d’Hydro-Québec (1976), la première femme Déléguée Générale du Québec à New York (1984) et la première femme ministre de l’Industrie du Québec (1996).

Par ce don à l'Université de Montréal, Mme Dionne-Marsolais rend hommage à deux de ses proches pour qui l’autonomie financière des femmes était fondamentale: sa mère, Alice, qui «a dirigé ses quatre filles vers des études avancées parce que cela était très important pour elle», et sa belle-mère, Cécile, qui l’a «soutenue à travers toutes les difficultés d’une vie professionnelle souvent exigeante. Elles avaient toutes les deux à cœur la réalisation de mon potentiel».

Au cours de la cérémonie organisée pour souligner ce don, et à laquelle participaient la doyenne par intérim de la Faculté des arts et des sciences, Tania Saba, et Raymond Lalande, vice-recteur aux relations avec les diplômés, aux partenariats et à la philanthropie, Mme Dionne-Marsolais a également rendu hommage à son père, qui avait pour habitude de dire que les connaissances ne se perdent jamais.

La donatrice a finalement salué le rôle en matière de formation de l’Université de Montréal, qualifié de crucial pour l’avenir du Québec.