Marie-Josée Hébert honorée par la Fondation canadienne du rein

Marie-Josée Hébert entourée de Martin Munger, directeur général de la division du Québec de la FCR, et de Denis Marquis, coprésident du Conseil de la recherche de la FCR.

Marie-Josée Hébert entourée de Martin Munger, directeur général de la division du Québec de la FCR, et de Denis Marquis, coprésident du Conseil de la recherche de la FCR.

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Marie-Josée Hébert, vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation à l’UdeM, est honorée par la FCR pour sa contribution remarquable à la néphrologie.

Marie-Josée Hébert, vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation à l’Université de Montréal, a reçu la Médaille d’excellence en recherche 2016 de la Fondation canadienne du rein (FCR). Cette distinction, décernée le 25 novembre, vient récompenser l’excellence de ses travaux en néphrologie et leur rayonnement à l’échelle nationale et sur la scène internationale.

Titulaire d’un diplôme d’études spécialisées en néphrologie de l’Université de Montréal, qui a été suivi par une formation postdoctorale à l’Université Harvard, Marie-Josée Hébert est néphrologue-transplantologue et chercheuse au CHUM, professeure à la Faculté de médecine et titulaire de la Chaire Shire en néphrologie, transplantation et régénération rénales de l’UdeM. Son avant-gardisme en recherche et son extraordinaire volonté à mobiliser la population pour le don d’organes l’ont menée très tôt dans sa carrière à occuper des postes de direction liés à la transplantation, dont celui de codirectrice du Programme national de recherche en transplantation du Canada. Ses travaux ont notamment permis de découvrir de nouveaux mécanismes à l’œuvre dans le rejet d’organes greffés.  

Établi au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, le groupe de la Dre Hébert rassemble chercheurs, étudiants et cliniciens transplanteurs. Il utilise un large éventail de techniques issues de la biologie cellulaire et moléculaire et de la protéomique afin de mettre au jour les mécanismes associés à l’apoptose (mort cellulaire) des cellules endothéliales et de déterminer leurs rôles dans les dommages vasculaires associés à l’insuffisance et à la transplantation rénales.

Avec son équipe, Marie-Josée Hébert a désigné de nouvelles bases moléculaires du rejet d’organes greffés et démontré l’importance de ces voies chez l’être humain. Elle a caractérisé de nouvelles causes de rejet et d’insuffisance rénale et ciblé plusieurs biomarqueurs qui prédisent le risque de rejet, et aussi la survie des greffons rénaux. Ses résultats ouvrent ainsi des avenues d’intervention tout à fait inédites pour améliorer la distribution des organes au moment de la transplantation et la prise en charge des patients greffés.

«Nous sommes tous heureux que Marie-Josée Hébert reçoive ce prix, grandement mérité, souligne Sylvie Charbonneau, présidente de la division du Québec de la FCR. La Dre Hébert a toujours été d’un grand soutien pour la Fondation et pour la cause. C’est une belle reconnaissance pour un excellent apport à la lutte contre les maladies rénales.»

À propos de la Fondation canadienne du rein

La Fondation canadienne du rein est l’organisme de bienfaisance national qui s’emploie à promouvoir la santé rénale et à accroître la qualité de vie des personnes atteintes d’une maladie rénale. En 1996, elle a créé la Médaille d’excellence en recherche, un prix accordé chaque année à un résident canadien reconnu pour la qualité de ses travaux en néphrologie et dans les champs connexes de la discipline.