Les études féministes font officiellement leur entrée à l’Université de Montréal

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Une mineure en études féministes, des genres et des sexualités voit le jour à l'UdeM.

Les premiers étudiants et étudiantes de la mineure en études féministes, des genres et des sexualités prendront place sur les bancs de l’UdeM cet automne. Au terme d’une longue maturation, et en raison d’une forte demande de la part des étudiantes et étudiants, ce programme viendra compléter l’offre de cours en études féministes dans la métropole.

La mineure pourra être intégrée à un baccalauréat par cumul de programmes en sociologie, anthropologie, science politique ou communication, littératures et langues du monde, histoire de l’art et études cinématographiques notamment.

En 2017, la création d’un programme en études féministes est toujours aussi pertinente: «Même si l’égalité est acquise dans nos lois, sur le terrain, les femmes ont encore plusieurs conquêtes à faire, ne serait-ce que du côté des lieux de pouvoir. Toute la question de la sexualité et des genres est aussi en pleine redéfinition et les chercheuses de l’UdeM ont une contribution importante à y apporter», souligne Pascale Dufour, professeure de science politique et responsable du nouveau programme.

«Plusieurs professeures de l’UdeM travaillent depuis longtemps sur les questions de féminisme et de genre, mais le sujet ne faisait pas l’objet jusqu’à maintenant d’un programme d’études en bonne et due forme, poursuit Mme Dufour. La particularité de la mineure de l’UdeM est qu’elle peut être combinée avec une diversité de programmes, même ceux en arts et en création, par exemple le programme en études cinématographiques.»

Mme Dufour et ses collègues qui ont travaillé à la mise sur pied de la mineure tiennent à la dédier à une grande femme, féministe, professeure et chercheuse en criminologie, la regrettée Marie-Andrée Bertrand, partie trop tôt, en 2011. La professeure Bertrand a joué un rôle déterminant dans la création de lieux pour les études féministes à l’UdeM et était également très engagée dans les différentes instances de la recherche au Québec. Élue femme de l’année par le Club des journalistes du Québec, elle a reçu de nombreux titres et reconnaissances de son vivant, dont celui d’officière de l’Ordre national du Québec en 2005.

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