Deux nouvelles options en sciences biologiques

  • Forum
  • Le 22 février 2017

  • Mathieu-Robert Sauvé
L'UdeM veut offrir une formation permettant l'analyse quantitative de données biologiques.

L'UdeM veut offrir une formation permettant l'analyse quantitative de données biologiques.

Crédit : Thinkstock

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La Commission des études adopte deux nouvelles options à la maîtrise en sciences biologiques: Recherche en biologie et Biologie quantitative et computationnelle.

Le Département de sciences biologiques offrira à ses étudiants à la maîtrise deux nouvelles options: Recherche en biologie et Biologie quantitative et computationnelle. Les membres de la Commission des études ont donné leur approbation unanime à ce projet à leur réunion du 21 février.

Si la première option est en quelque sorte une reconfiguration de la structure actuelle du programme avec quelques changements, la seconde est sans précédent. Elle aura pour but de «former des biologistes capables d'appliquer une démarche quantitative et de gérer, d’analyser et d’interpréter le contenu d'une large gamme de données biologiques», comme l’a précisé le professeur Daniel Boisclair. Elle prévoit des stages de recherche avancée qui s'effectueront dans des compagnies privées, des ministères et des organismes paragouvernementaux. La clientèle visée est formée de diplômés du premier cycle en sciences biologiques ou d'autres disciplines des sciences de la vie ainsi que des professionnels sur le marché du travail qui veulent mettre à jour leurs connaissances en analyse quantitative de données biologiques.

En plus de compter déjà des sommités en la matière dans son corps professoral (Pierre Legendre, Daniel Boisclair, Frédérique Dubois et François-Joseph Lapointe), le Département de sciences biologiques a embauché depuis cinq ans trois professeurs qui ont une expertise en modélisation numérique, en bases de données à grande échelle, en mise au point de nouvelles méthodes mathématiques et en analyse quantitative: Patrick James, Timothée Poisot et Jesse Shapiro.

Actuellement, il y a 12 inscriptions par année à la maîtrise en sciences biologiques. On estime que la nouvelle option en biologie quantitative et computationnelle permettra de doubler ce nombre. Au Canada, des universités proposent des programmes en biostatistique, mais l’UdeM sera la seule au pays à offrir un programme de deuxième cycle dans ce domaine de pointe. «Alors que la biostatistique est un champ d’expertise permettant de répondre à des questions biologiques définies, la biologie quantitative et computationnelle constitue une approche plus large pour conceptualiser et repenser des questions biologiques complexes par l’usage d’outils statistiques, numériques et computationnels diversifiés, peut-on lire dans le document de présentation. Cette vision de la biologie quantitative et computationnelle s’insère parfaitement dans notre approche globale, qui s’intéresse aux interactions biologiques à tous les niveaux d’organisation du vivant, de la molécule à la biosphère.»

Ces nouvelles options seront implantées à l’automne 2017.