Montréal reçoit les Amériques pour parler universités

  • Forum
  • Le 22 février 2017

  • Mathieu-Robert Sauvé
Montréal accueillera des centaines de délégués à l'occasion du Congrès des Amériques sur l'éducation internationale.

Montréal accueillera des centaines de délégués à l'occasion du Congrès des Amériques sur l'éducation internationale.

Crédit : Thinkstock

En 5 secondes

Montréal sera l’hôte du 5e Congrès des Amériques sur l’éducation internationale en octobre prochain. L’UdeM veut inciter les membres de sa communauté à y participer.

Montréal accueillera l’automne prochain le Congrès des Amériques sur l’éducation internationale (CAEI). De 600 à 800 participants, dont la majorité de l’extérieur du Québec, discuteront enseignement et recherche afin de partager leurs expériences et de s’inspirer les uns des autres. On s’attend à une forte présence de délégués d’Amérique latine. «L’Université de Montréal est très présente dans la Francophonie pour des raisons historiques et linguistiques, et elle souhaite en outre s’ouvrir davantage aux pays du Sud comme ceux d’Amérique latine, avec lesquels elle a de nombreux points communs», mentionne le vice-recteur aux affaires internationales et à la Francophonie, Guy Lefebvre.

Se tenant pour la première fois au Québec, ce cinquième congrès sera l’occasion de réunir pendant trois jours, du 11 au 13 octobre 2017, «les organisations et les institutions d’enseignement supérieur de toutes les régions des Amériques», comme le dit le site du CAEI. Les dernières rencontres, à Quito (Équateur) en 2015 et à México en 2013, ont permis de préciser les objectifs de ces forums bisannuels: être un lieu «d’échange de paradigmes, de modèles et de bonnes pratiques» sur des sujets liés à l’enseignement supérieur et créer un «espace interaméricain de dialogue et de rencontres qui stimulent le réseautage».

L’Université de Montréal ainsi que l’UQAM, les universités Concordia et McGill et l’École de technologie supérieure sont parmi les hôtes du congrès en ce 375e anniversaire de la métropole. «La conjoncture est favorable, puisqu’on a annoncé que Montréal est la meilleure ville dans le monde pour les étudiants étrangers», ajoute M. Lefebvre. De plus, on célèbre cette année le 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

Appel de propositions

Les organisateurs de la rencontre invitent les membres de la communauté universitaire à faire connaître dès maintenant leurs expertises liées aux pays situés au sud du continent américain. «Une trentaine de projets de formation et de recherche sont menés chaque année avec le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, le Mexique et d’autres pays d’Amérique latine. Mais nous savons qu’il y en a de nombreux autres. Nous souhaitons les découvrir et les partager», déclare Stéphanie Dion, directrice des affaires internationales.

«Il se fait des recherches extraordinaires à l’Université de Montréal, mais nous n’en entendons pas toujours parler, reprend M. Lefebvre. D’ailleurs, il n’y a pas que les recherches subventionnées sur lesquelles nous voulons attirer l’attention. Tout ce qui concerne l’enseignement peut faire l’objet d’une présentation au congrès.»

Abolir les frontières

M. Lefebvre estime qu’il ne faut pas se limiter aux pays dont on partage la langue et la culture lorsqu’on entreprend des travaux scientifiques d’envergure. Il est bien placé pour en parler, puisque lui-même a mis sur pied un programme de formation des juges chinois qui en est à sa 20e année d’existence. Chaque année, une quinzaine de juges chinois y participent. La traduction simultanée permet de franchir la barrière linguistique.

Dans certains programmes pédagogiques avec le Costa Rica par exemple, les échanges se font en trois langues (français, anglais et espagnol). «Ceux qui ne parlent pas espagnol au début du trimestre l’apprennent durant le séjour», illustre M. Lefebvre.

Le CAEI permet également de créer des liens avec des partenaires internationaux afin d’optimiser les séjours d’études à l’étranger. L’Université de Montréal a beaucoup encouragé ses étudiants à profiter de ses programmes de mobilité au cours des dernières années. Résultat, environ 7 % des étudiants, tous cycles confondus, effectuent un séjour à l’étranger durant leur formation. L’Université se rapproche de l’objectif de 10 % qu’elle s’est fixé pour les cinq prochaines années, signale le vice-recteur. Qui plus est, elle se situe bien au-delà de la moyenne canadienne, qui oscille autour de 3,5 %. Toutefois, en Europe, les échanges avec l’étranger touchent 20 % des étudiants des universités en raison d’une longue tradition de programmes de bourses destinées à favoriser de tels séjours.

  • Stéphanie Dion et Guy Lefebvre sont engagés dans la grande rencontre des Amériques.

    Crédit : Amélie Philibert

Une série de webinaires sur l’internationalisation de l’enseignement supérieur

Une série de webinaires du Congrès des Amériques sur l’éducation internationale sera prochainement organisée. Ces conférences virtuelles aborderont les thèmes les plus significatifs sur l’internationalisation de l’enseignement supérieur de nos jours.

Le webinaire inaugural, qui présentera le CAEI 2017, aura lieu le jeudi 23 février 2017, à 16h.

L’inscription à ces webinaires est gratuite pour tous les membres de la communauté universitaire, et se fait en ligne sur le site Web du Congrès.

Vous souhaitez participer au Congrès?

Il est d’ores et déjà possible de s’inscrire en ligne au CAEI 2017.
Inscriptions anticipées jusqu’au 15 juin 2017.

Les personnes désireuses de présenter des propositions de conférences pour les sessions parallèles peuvent le faire sur le site Web du Congrès, avant le 7 avril 2017.