Un financement de 10 M$ pour des infrastructures de recherche à l’UdeM

Delphine Bouilly, du Département de physique de la Faculté des arts et des sciences, travaillera à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie à l’élaboration de nouveaux types de capteurs biomédicaux.

Delphine Bouilly, du Département de physique de la Faculté des arts et des sciences, travaillera à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie à l’élaboration de nouveaux types de capteurs biomédicaux.

Crédit : IRIC

En 5 secondes

Ce financement, issu du Fonds des leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l’innovation, permettra la mise en place d’infrastructures de recherche.

Aux concours de février et de juin 2016 du Fonds des leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), l'Université de Montréal et ses centres de recherche affiliés ont obtenu près de 10 M$ pour mettre en place des infrastructures de recherche. Cette somme est attribuée à 80 %, et à parts égales, par la FCI et par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec (programme de soutien à la recherche). Les 20 % restants proviennent de divers autres partenaires. Kirsty Duncan, ministre des Sciences du Canada, a fait l'annonce aujourd'hui des 223 projets financés par le Fonds des leaders John-R.-Evans et répartis dans 39 établissements canadiens. Ce fonds a pour objectif d'aider les universités à attirer et à retenir les meilleurs chercheurs du monde.

19 projets de recherche prometteurs à l'UdeM

Dix-neuf chercheurs de l'UdeM ont reçu un financement d'infrastructure.

Delphine Bouilly, du Département de physique de la Faculté des arts et des sciences (FAS), travaillera à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie à l’élaboration de nouveaux types de capteurs biomédicaux, basée sur de minuscules circuits électroniques capables d’isoler une seule molécule à la fois et de suivre ses mouvements et ses interactions au fil du temps. Son programme de recherche vise à utiliser cette approche inédite pour étudier l'ADN et les protéines dans le but de mettre au point des traitements et des outils de diagnostic pour le cancer ou d'autres maladies complexes.

Michèle Bouchard, de l’École de santé publique de l'Université de Montréal, souhaite mettre à niveau une infrastructure de recherche unique au Canada, installée à l'Université de Montréal et financée en 2009 par la FCI, afin d'améliorer la performance d’une plateforme analytique dans la création d'outils novateurs pour évaluer les risques pour la santé humaine des expositions à des contaminants environnementaux d'intérêts prioritaires.

Par ses recherches archéologiques, Christina Halperin, du Département d’anthropologie de la FAS, étudie la diversité sociale de la société maya après la période classique (années 300 à 900). L'infrastructure qui sera acquise lui permettra d’instaurer un programme archéologique multinational de grande envergure qui comprendra des recherches sur le terrain et en laboratoire. Ses travaux visent à répondre à des questions sur la participation des communautés aux réseaux politiques, économiques et religieux, sur les mouvements de populations et les influences culturelles, voire sur le cosmopolitisme de la société maya à cette époque.

Marie-France Marin, du Département de psychiatrie de la Faculté de médecine, travaille à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, un centre affilié à l’Université de Montréal. Son programme de recherche vise à étudier les mécanismes psychophysiologiques par lesquels les peurs d’un parent qui souffre d'un état de stress post-traumatique (ESPT) sont transmises à l'enfant lorsque celui-ci l’observe. Malgré les connaissances entourant la biologie de l'ESPT, peu d'études se sont penchées sur les répercussions de cette psychopathologie sur l'entourage. Ces travaux permettront de mieux comprendre les facteurs biologiques et environnementaux qui augmentent le risque chez certains enfants d’avoir des problèmes de santé mentale.

Les 15 autres projets financés sont menés par des chercheurs de diverses facultés et d’autres centres affiliés de l’UdeM.