Nouveaux trésors retrouvés de l’Institut canadien

  • Forum
  • Le 3 mars 2017

  • Mathieu-Robert Sauvé
Détail d’une gravure sur cuivre de Gérard Audran (1640-1703) intitulée «Saint Paul et saint Barnabé prêchent et font des miracles à Lystre», exécutée d'après l'un des croquis de Raphaël pour des tapisseries destinées à la chapelle Sixtine.

Détail d’une gravure sur cuivre de Gérard Audran (1640-1703) intitulée «Saint Paul et saint Barnabé prêchent et font des miracles à Lystre», exécutée d'après l'un des croquis de Raphaël pour des tapisseries destinées à la chapelle Sixtine.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Le public peut découvrir le deuxième volet de l’exposition «Trésors retrouvés de l’Institut canadien».

Le public est invité à admirer gratuitement le deuxième volet de l’exposition Trésors retrouvés de l’Institut canadien, au quatrième étage du pavillon Samuel-Bronfman.

Intitulé «La ligne et la chair», ce volet permet de découvrir une nouvelle sélection d’œuvres tirées d’une collection de 5000 gravures offertes par le prince Napoléon-Jérôme Bonaparte à l’Institut canadien de Montréal en 1861 et récemment acquises par l’Université de Montréal. La sélection a été faite sous l’angle de l’opposition entre le dessin (ligne) et la couleur (chair), ou entre l’intellect et la sensualité.

Cette exposition de la Bibliothèque des livres rares et collections spéciales, dont le premier volet a été présenté l’automne dernier, est une réalisation de Cindy Olohou et Juliette Parmentier-Courreau, étudiantes de l'École du Louvre, à Paris, en stage à la Bibliothèque à l'été 2016.

  • Détail d’une gravure sur cuivre de Gérard Audran (1640-1703) intitulée «Saint Paul et saint Barnabé prêchent et font des miracles à Lystre», exécutée d'après l'un des croquis de Raphaël pour des tapisseries destinées à la chapelle Sixtine.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Dans cette œuvre de Claudine Bouzonnet-Stella (1641-1697), saint Pierre et saint Jean, en haut de l'escalier, guérissent un paralytique. La composition présente deux scènes où des personnages demandent la charité: au premier plan, un homme fait l'aumône à une femme assise sur les marches et, derrière les saints, un vieil homme mendie.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Cette gravure datée de 1679 de Claudine Bouzonnet-Stella montre saint Jean pointant le ciel de son index, comme pour indiquer que le miracle est le fait de Dieu lui-même.

    Crédit : Amélie Philibert
  • «Le mariage de la Vierge», de Jean Pesne (1623-1700), est inspiré d’une œuvre de Nicolas Poussin (1594-1665). Exécutée vers 1680, la gravure présente Marie et Joseph agenouillés. La scène se déroule dans une ambiance de fête.

    Crédit : Amélie Philibert
  • «La peste en Judée», de Gérard Audran, présente les ravages de la peste, dont on voit des victimes dans ce détail. Paradigme du mal collectif, où le mal physique est associé à un mal moral, l’épidémie est perçue comme une punition divine.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Détail de «L'apothéose d'Henri IV et la régence de la reine», de Gaspard Duchange (1662-1757). Cette gravure est inspirée d’une œuvre de Pierre Paul Rubens (1577-1640). Effectuée au burin, elle évoque la proclamation de la régence de la reine le 14 mai 1610, après que son époux Henri IV a été assassiné.

    Crédit : Amélie Philibert
  • «Énée et Achate apparaissant dans le temple à Didon» est une gravure de Simon Thomassin (1655-1733), d'après une œuvre d’Antoine Coypel (1661-1722). Réalisée en 1721, elle présente l'arrivée sur un nuage d’Énée à Carthage après un naufrage sur les côtes africaines. Didon trône dans le temple de Junon.

    Crédit : Amélie Philibert
  • «Jésus chassant les marchands du temple», de Gaspard Duchange (1662-1757), illustre un épisode biblique relaté dans les quatre Évangiles. La cour du temple de Jérusalem est remplie de marchands de bœufs, de brebis et de pigeons, ainsi que de changeurs. Le Christ les chasse avec un fouet improvisé.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Ce détail de «Jésus chassant les marchands du temple», de Gaspard Duchange, montre un homme qui tente de récupérer quelques deniers.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Dans ce détail du «Couronnement de la reine», de Jean Audran (1667-1756), Marie de Médicis est consacrée reine de France. À ses côtés, de dos, se tient son fils le dauphin, futur Louis XIII.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Jésus, dans un geste d’humilité et d’amour, lave les pieds des apôtres. Ce sont des esclaves qui habituellement étaient chargés de cette besogne. «Jésus lavant les pieds des apôtres» est une gravure de Jacques Chéreau le Jeune (1688-1776), d'après une œuvre de Nicolas Bertin (1668-1736).

    Crédit : Amélie Philibert