André Blais figure parmi les cinq scientifiques politiques les plus publiés dans le monde

André Blais

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Crédit : Amélie Philibert

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L'expert en systèmes électoraux fait aussi partie des auteurs qui publient le plus d’articles en collaboration avec d'autres chercheurs, d’après une étude.

André Blais compte un autre exploit à son palmarès: le professeur émérite canadien expert en démocratie se classe au cinquième rang parmi les scientifiques politiques les plus prolifiques du monde, selon une nouvelle étude bibliographique portant sur des articles de recherche publiés dans des revues savantes.

M. Blais est membre de la Société royale du Canada, enseigne au Département de science politique de l’Université de Montréal et dirige le projet Making Electoral Democracy Work (faire fonctionner la démocratie électorale). Il se hisse également au troisième rang mondial pour ce qui est du nombre de coauteurs, précise l’étude.

Le classement paraît dans le numéro de janvier de la revue PS: Political Science & Politics. Il est le fruit d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Fribourg, en Allemagne, qui ont examiné plus de 67 414 articles publiés entre 1990 et 2013 dans 96 des plus grandes revues de science politique en anglais.

Sur 47 437 auteurs, les cinq plus prolifiques sont Kenneth J. Meier (Université A&M du Texas, 95 publications), Ron Johnston (Université de Bristol, au Royaume-Uni, 75 publications), Bernard Grofman (Université de Californie à Irvine, 74 publications), Donald P. Green (Université Columbia, à New York, 65 publications) et André Blais (64 publications), qui arrive ex æquo avec George A. Boyne (Université de Cardiff, au Royaume-Uni) et David Lowery (Université d’État de Pennsylvanie).

Ces auteurs et d’autres chercheurs qui produisent beaucoup font pourtant figure d’exceptions dans le monde de la science politique. «Alors que certains auteurs sont très productifs en termes de publications, la plupart ne publient qu’un seul article, ce qui laisse penser qu’il y a un taux de roulement élevé dans la communauté», lit-on dans l’étude. Les auteurs sont environ 65 % à n’avoir publié qu’un seul article, tandis que 15 % d’entre eux en ont publié deux et près de 7 % en ont publié trois.

Et, même si 60 % des articles sont rédigés par un seul auteur, «la tendance aux publications à auteurs multiples est présente dans toutes les revues», poursuit l’étude rédigée par Thomas Metz et Sebastian Jäckle. L’article qui comptait le plus de collaborateurs était signé par 55 auteurs, portait sur la planification médicale en cas de catastrophe nucléaire et est paru dans la revue Biosecurity and Bioterrorism (qui s’appelle maintenant Health Security), où 8 articles sur 10 sont écrits en collaboration.

Une catégorie d’auteurs a particulièrement attiré l’attention: les experts en matière d’élections et de comportements électoraux. Parmi eux, André Blais compte le plus grand nombre de coauteurs (52), suivi de R. Michael Alvarez, de l’Institut de technologie de Californie (38). Dans l’ensemble, parmi les scientifiques politiques, André Blais est le troisième auteur dans le monde à avoir collaboré avec le nombre le plus élevé de coauteurs (62). Les deux autres auteurs qui ont travaillé avec plus de collaborateurs que lui comptent respectivement 86 et 70 coauteurs.

«Alors qu’il était plus courant de rédiger sans coauteur dans les années 90, la norme actuelle pour de nombreuses revues est la publication de travaux de multiples auteurs travaillant ensemble», conclut l’étude.

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