Évaluer l’implantation des postes de travail actifs en milieu universitaire

Ces installations, qui peuvent prendre différentes formes: tapis roulant, poste debout ou assis avec pédalier, présentent de nombreux intérêts pour le contrôle métabolique mais aussi pour la concentration.

Ces installations, qui peuvent prendre différentes formes: tapis roulant, poste debout ou assis avec pédalier, présentent de nombreux intérêts pour le contrôle métabolique mais aussi pour la concentration.

Crédit : Amélie Philibert

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Trois bibliothèques du campus de l’UdeM feront l’expérience de postes de travail actifs.

Plusieurs études scientifiques le montrent. Travailler en position debout ou en accomplissant un exercice modéré serait bon pour la santé et pour la productivité. «Les postes de travail actifs augmentent la dépense énergétique par la réalisation de mouvements», dit Marie-Ève Mathieu. Cette professeure du Département de kinésiologie de l’Université de Montréal et chercheuse du CHU Sainte-Justine s’intéresse aux bienfaits que procure ce type de poste de travail. «Ces installations, qui peuvent prendre différentes formes: tapis roulant, poste debout ou assis avec pédalier, présentent de nombreux intérêts pour le contrôle métabolique mais aussi pour la concentration. Certains utilisateurs les choisissent pour couper les périodes sédentaires de la journée et dépenser quelques calories, d'autres pour atténuer des problèmes articulaires.»

Les bibliothèques de l’UdeM comme laboratoire de recherche

Marie-Ève Mathieu

Crédit : Amélie Philibert

Avec Réseau FIT24, le groupe de recherche qu’elle dirige et qui regroupe des chercheurs, des professionnels et des organismes intéressés par cette thématique, Marie-Ève Mathieu lance un projet de recherche sur le campus de l’UdeM destiné à évaluer l’implantation de ces postes en milieu universitaire. «Il s’agit d’évaluer l'introduction de postes de travail actifs dans un milieu où le travail sédentaire est omniprésent. Ces postes permettent en effet de contrer les effets néfastes de la sédentarité, qui devient la norme pour plusieurs étudiants et employés.»

Trois bibliothèques deviennent ainsi son laboratoire de recherche pour quelques mois. «Il s'agit d'un endroit parfait pour rendre plus actifs les penseurs sédentaires, d'autant plus que les bibliothèques sont ouvertes à toute la communauté, rendant accessibles les postes actifs à tous.» Les bibliothèques de kinésiologie et de la santé de l’UdeM ainsi que celle de HEC Montréal accueillent chacune une station debout, avec table à hauteur réglable, et une station avec pédalier. Les utilisateurs sont invités à apprécier l’expérience au moyen de questionnaires.

Parfait exemple de collaboration entre la recherche et les services sur les campus de l’Université de Montréal, ce projet suscite l’enthousiasme des Bibliothèques de l’UdeM. Monique St-Jean, directrice des bibliothèques des sciences de la santé, s’est immédiatement intéressée au projet. «Ma décision n’a pas été difficile à prendre. C’est un projet qui suscite notre intérêt, car les risques liés au travail sédentaire sont une problématique qui touche directement nos usagers, indique-t-elle. Dans un contexte où nous cherchons de nouvelles solutions pour réinventer nos lieux de travail, participer à ce projet était une occasion à saisir. Les postes de travail actifs pourraient effectivement être une avenue pour nous.» L’effet de ces postes sur les usagers à proximité sera également mesuré.

Il est possible de participer à ce projet de recherche, soutenu par les Instituts de recherche en santé du Canada et par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, en se rendant dans l’une des trois bibliothèques laboratoires jusqu’au 1er octobre prochain.

  • Certains utilisateurs choisissent ces installations pour couper les périodes sédentaires de la journée et dépenser quelques calories, d'autres pour atténuer des problèmes articulaires.

    Crédit : Amélie Philibert