L’UdeM, partenaire de l’Organisation internationale de la Francophonie

Monique Cormier

Monique Cormier

En 5 secondes

La vice-rectrice associée Monique Cormier explique le rôle de l'Université comme structure d'accueil du programme de volontariat de l'Organisation internationale de la Francophonie.

Le 24 février dernier, l’Université de Montréal accueillait pour la première fois un bénévole du programme de volontariat international de la Francophonie de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ainsi, l’Ivoirien Didier Kouakou passera la prochaine année à titre de chargé de communication Web et nouveaux médias au Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie.

Le programme de volontariat permet à de jeunes diplômés d’effectuer un stage non rémunéré d’un an dans leur domaine d’expertise au sein de l’espace francophone. Depuis son lancement en 2007, ce programme a recruté des jeunes de 34 pays. Les missions, elles, ont été réparties dans 30 pays sur les cinq continents.

Monique Cormier, vice-rectrice associée aux affaires internationales et à la Francophonie, explique ce que représente pour l’UdeM cette première participation comme structure d’accueil du programme de volontariat.

Que représente pour l’UdeM le fait d’agir à titre de structure d’accueil?

Je dirais que l’Université de Montréal est en soi une immense structure d’accueil. Elle accueille actuellement quelque 65 000 étudiants dans tous les domaines du savoir. Mais, pour un établissement comme le nôtre, devenir une structure d’accueil qui reçoit un volontaire international de la Francophonie exige de répondre à des critères bien précis définis par l’OIF. Ces critères sont de différents ordres comme l’adhésion aux valeurs de la Francophonie, la définition d’un poste circonscrit et limité dans le temps, notre capacité d’encadrement. C’est donc d’abord pour l’Université de Montréal un grand honneur d’avoir obtenu la confiance de l’OIF et d’avoir été retenue comme structure d’accueil.

Qu’est-ce qui a motivé le Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie à prendre part à ce programme?

Valoriser la Francophonie, c’est au fond prendre conscience de notre appartenance au monde des États et des nations qui partagent le français avec nous et déterminer le rôle que nous voulons y tenir. Comme établissement du savoir, nous sommes déjà présents dans les pays francophones notamment, par les relations et les ententes de nos professeurs et chercheurs. Ces relations et ententes sont cruciales. Mais le recteur, Guy Breton, et le vice-recteur aux affaires internationales et à la Francophonie, Guy Lefebvre, croient que l’UdeM a un rôle particulier à jouer, voire une responsabilité supplémentaire à assumer dans la Francophonie, du fait que nous sommes la plus grande université de langue française en Amérique du Nord. Il nous revient d’exercer un certain leadership en faisant connaître et en explorant, au bénéfice de nos étudiants, le potentiel de la Francophonie.

Cela dit, il nous faut procéder avec le plus grand sérieux, notre réputation en dépend. Ce que fait le Bureau de valorisation au nom de l’Université répond à des besoins déjà établis et documentés. Il en est de la création récente de l’Observatoire de la Francophonie économique comme de l’accueil actuel d’un volontaire international de la Francophonie: le besoin de documenter l’espace économique francophone comme celui d’accroître la mobilité des jeunes francophones étaient avérés et l’appel était lancé. Nous y avons répondu tout simplement.

Qu’espérez-vous tirer de cette expérience?

D’une façon immédiate, Didier Kouakou, qui connaît bien les nouvelles technologies, les plateformes utilisées par les jeunes, nous aidera à parfaire nos techniques et nos pratiques de communication. Comme premier volontaire, il nous aidera aussi à améliorer notre accueil et à nous rendre meilleurs lorsque nous recevrons les prochains!

À plus long terme, je ne vous apprendrai pas que ces expériences peuvent se révéler très enrichissantes pour le volontaire, qui vit une expérience extraordinaire, et pour notre université qui, espérons-le, comptera un allié et un ambassadeur de plus sur le continent africain.

Le Bureau de valorisation envisage-t-il d’autres partenariats avec l’Organisation internationale de la Francophonie?

Comment ne pas avoir de projets pour la Francophonie? Comment ne pas voir l’avenir avec confiance? Le 11 avril, par la voix du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, nous avons appris la consolidation et le renforcement des relations internationales du Québec. Commentant les grandes orientations qui vont guider l’action internationale du gouvernement du Québec au cours des prochaines années, le premier ministre entend rendre nos jeunes plus mobiles, favoriser la solidarité internationale, encourager les partenariats pour la recherche et l’innovation et promouvoir la langue française.

C’est exactement dans cet esprit que notre établissement s’inscrit. À partir de là, en nous appuyant sur les besoins réels, nous pouvons élaborer des projets en sachant que nous pouvons compter sur l’expertise et le réseau de l’OIF et, ne l’oublions pas, de son opérateur, l’Agence universitaire de la Francophonie, qui est un allié incontournable et précieux.