L'UdeM parmi les meilleurs employeurs: entretien avec Jean Charest, vice-recteur

Le vice-recteur aux ressources humaines et à la planification, Jean Charest, se réjouit que l'UdeM soit l'un des meilleurs employeurs de Montréal.

Le vice-recteur aux ressources humaines et à la planification, Jean Charest, se réjouit que l'UdeM soit l'un des meilleurs employeurs de Montréal.

Crédit : Magalie Dagenais.

En 5 secondes

Pour une quatrième année de suite, l’UdeM se classe parmi les meilleurs employeurs de Montréal. Le vice-recteur aux ressources humaines et à la planification nous parle de l’employeur qu'est l'UdeM.

Jean Charest est entré à l’Université de Montréal par la porte de l’École de relations industrielles en janvier 1997 comme professeur. Il a été nommé directeur de l’école en 2010, puis il s’est joint à l’équipe de la direction générale en 2015 à titre de vice-recteur aux ressources humaines et à la planification. Le spécialiste en politiques publiques, en économie du travail et en relations de travail se réjouit que l’UdeM figure parmi les meilleurs employeurs de Montréal.

Faire partie des ligues majeures

Le sceau «Meilleurs employeurs de Montréal» a sa force d’attraction. «Je le constate à nos activités de recrutement, ce n’est pas une désignation artificielle. Comme employeur, nous nous situons dans un marché non seulement montréalais, mais québécois, canadien et international, notamment en ce qui concerne l’embauche des professeurs. Il nous faut être concurrentiels.» Et M. Charest ajoute: «Je crois réellement qu’on est un bon employeur. Mais dans les faits, il faut le faire connaître.»

L’univers des possibles

Lorsqu’on lui demande de nommer la plus grande qualité de l’Université en tant qu’employeur, Jean Charest évoque sans hésiter le monde des possibles qui s’offre aux employés, toutes catégories confondues.

«À mon embauche comme professeur, j’ai rapidement été mis en contact avec d’autres professeurs et j’ai pu m’intégrer à différents groupes de recherche [il a notamment contribué à fonder le Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail]. Ainsi, je me suis intéressé à des champs de recherche insoupçonnés. On arrive à l’UdeM dans une fonction particulière et on réalise rapidement que les possibilités de développement sont presque infinies. Ça, je trouve que c’est fantastique.»

Et les possibilités, elles ne s’offrent pas uniquement aux professeurs. Bon nombre d’employés administratifs et de soutien peuvent, tout au long de leur carrière, occuper des postes complètement différents des fonctions qu’ils assumaient à leurs débuts. Ce que peu d’employeurs permettent de faire. 

C’est une «culture» particulière qui rend possible une telle mobilité professionnelle et qu’on ne trouve pas partout ailleurs. «Souvent, la mobilité est perçue comme un risque pour un employeur, rappelle Jean Charest, puisqu’il ne sait jamais combien de temps la personne embauchée va rester. Le défi, cependant, est de percevoir cette mobilité comme un avantage pour toutes les parties concernées.»

La transformation institutionnelle dans tout ça?

L’Université de Montréal s’est récemment engagée dans un processus de transformation institutionnelle. L’une des cinq priorités mises de l’avant par cet exercice touche notamment le renouvellement des processus administratifs et relatifs aux activités d’enseignement et de recherche. Selon le vice-recteur, il en découlera pour les employés une plus grande satisfaction au travail. «Je pense que la transformation institutionnelle va nous apporter plus de fluidité et moins de complexité, deux choses qui nous ont d’ailleurs été demandées par les employés eux-mêmes.»

S’il est vrai que la taille de l’Université peut ajouter à une certaine lourdeur, Jean Charest n’y voit nullement une fatalité. «On peut aussi trouver de la lourdeur dans un organisme de petite taille! Je pense plutôt qu’il y a de la lourdeur dans toutes les organisations qui ne réévaluent pas régulièrement leurs processus et leurs modes de fonctionnement.»

Une distinction qui s’entretient

S’il y a un espoir que Jean Charest nourrit pour l’avenir de l’UdeM, c’est qu’elle ne dévie pas du processus d’amélioration continue. Parce que les champions le savent bien: le défi ultime consiste à conserver son titre. Pour l’Université de Montréal, cela veut dire demeurer l’un des meilleurs employeurs de la métropole. «Collectivement, nous jouons tous un rôle dans notre milieu de travail et c’est ensemble que nous relevons les défis auxquels l’UdeM fait face, mentionne M. Charest. C’est la raison pour laquelle je considère que la mention d’employeur de choix nous revient à tous.»

 

Les employés de l'Université de Montréal peuvent consulter dans Mon Portail le dossier de candidature (en anglais) soumis par l'UdeM.

La mobilité professionnelle à l'UdeM? Oui, ça se peut!

Amélie Philibert est entrée à l’Université de Montréal en 2001 comme employée au Centre d’émission de la carte. Après avoir rempli des fonctions aussi variées que technicienne en gestion des dossiers étudiants, commis aux dossiers patients, et commis à l’admission, elle décroche le poste de photographe de l’UdeM en 2013. «J’ai appris énormément sur moi en occupant tous ces postes, relate Mme Philibert. Étant donné mes études en photographie, je ne pensais jamais obtenir des emplois semblables, dans lesquels je me suis surprise à performer et à me dépasser.»