Prix du recteur 2017– Catégorie Engagement

En 5 secondes

Bilkis Vissandjée remporte le Prix du recteur dans la catégorie Engagement. Jutta Puchhammer est désignée Coup de cœur.

L’Université de Montréal remettait le 24 mai ses Prix du recteur dans cinq catégories. Portraits des employés qui se sont distingués dans la catégorie Engagement.

Lauréate

Bilkis Vissandjée, professeure titulaire à la Faculté des sciences infirmières

Bilkis Vissandjée
En lecture:

Bilkis Vissandjée

Coup de cœur

Jutta Puchhammer

Crédit : Pierre-Étienne Bergeron

Jutta Puchhammer

Altiste et professeure titulaire à la Faculté de musique

Vos collègues et vos étudiants ont voulu saluer votre engagement tant à l’intérieur de la sphère de l’enseignement qu’à l’extérieur – et notamment sur le plan de l’intégration des étudiants. Qu’est-ce qui vous motive à vous engager autant?

J’adhère à la conception européenne du maître, qui est responsable de ses étudiants. Qui donne sans restriction pour développer le talent de l’étudiant qui lui est confié.

De plus, j’ai beaucoup d’étrangers dans ma classe. Étant autrichienne d’origine, j’ai vécu cette même expérience lorsque j’ai étudié aux États-Unis: je sais qu’il faut les soutenir et être là pour eux au-delà du cours. Mon professeur l’avait fait pour moi à la Eastman School of Music. C’est donc un retour des faveurs reçues.

Quelle est l’approche pédagogique que vous préconisez et pourquoi avoir adopté cette approche?

En interprétation, nous devons donner des cours individuels qui nous obligent à nous adapter aux besoins de chaque étudiant. Il s’établit donc naturellement une relation toute particulière avec chacun. De plus, en organisant des cours de maître, des cours de groupe, des concerts de classe et des sorties, on établit des interrelations plus étroites et on permet aux étudiants d’avoir un meilleur équilibre entre leur corps et leur âme. Mes étudiants sont ainsi plus réceptifs à mon enseignement et sont en mesure de se surpasser dans leur interprétation autant sur le plan technique que sur le plan musical.

Vous êtes une pionnière dans la prévention des blessures physiques chez les étudiants en musique. Quelles mesures de prévention recommandez-vous et quels en sont les effets?

Je ne peux pas dire que j’utilise des techniques particulières pour la prévention des blessures. J’aime renvoyer aux mouvements naturels, à l’utilisation de notre corps dans nos actions de tous les jours pour faire comprendre les gestes naturels sur notre instrument.

Si je ne me blesse pas dans mes actions répétées de ma vie au quotidien, je veille à ne pas me blesser quand je joue de mon instrument en utilisant toutes mes connaissances de l’équilibre et du mouvement sans barrières. Mes 25 années d’expérience en enseignement me permettent de sentir et de reconnaître toute tension négative et de la corriger aussitôt. Il s’agit donc avant tout d’être attentif à cet aspect.

Si vous pouviez réaliser un souhait en ce qui a trait à la pratique de l’alto ou encore à la musique de chambre ou à la musique classique en général, quel serait-il?

Que l’alto soit davantage reconnu dans le monde musical pour toutes ses richesses sonores et son répertoire!

Propos recueillis par Martin LaSalle