Katerine Savard: une médaillée olympique au service des enfants

Katerine Savard

Katerine Savard

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

La nageuse des Carabins, médaillée olympique, raconte son retour de Rio.

Une médaille de bronze au cou et la tête remplie de souvenirs impérissables de son passage aux Jeux olympiques de Rio, Katerine Savard a retrouvé l’automne dernier les sourires qui ponctuaient ses journées jusqu’à ce qu’elle s’envole pour le Brésil. Dans une école du quartier Saint-Michel, la jeune nageuse de 23 ans a effectué un stage dans une classe de maternelle, puis est retournée en classe au cours de l’hiver pour poursuivre son baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire.

«J’étais très contente de revoir les enfants et de leur raconter mon aventure à Rio, a-t-elle confié. Ce métier me passionne, j’adorais garder des enfants quand j’étais jeune. J’ai vraiment hâte de transférer la passion que j’ai dans la piscine à mon métier d’enseignante.»

En plus de ses études, Katerine Savard est membre de l’équipe nationale et de l’équipe de natation des Carabins. Dans l’eau comme dans une salle de classe, elle ne ménage pas ses efforts. Pour conjuguer sa carrière de nageuse et ses études, elle doit faire preuve de rigueur. Elle dresse des listes de choses à accomplir au cours de la journée et planifie un horaire strict qui débute à 5 h du matin par un entraînement en piscine et se termine à 19 h, après une autre séance dans l’eau. Elle doit également insérer dans sa planification de nombreux rendez-vous avec les spécialistes qui l’entourent et répondre aux demandes d’entrevues et de conférences qui affluent depuis l’été dernier.

«Le sommeil est très important, alors, croyez-le ou non, dès que je peux, je me couche.»

La plupart de ses amis ont déjà commencé à enseigner, et l’étudiante-athlète a très hâte de les rejoindre sur le marché du travail. Dès qu’elle aura accroché son maillot de compétition, elle entamera immédiatement sa nouvelle carrière. Sa passion et sa détermination seront assurément un héritage en or pour ses futurs élèves.

Renaud St-Laurent
Collaboration spéciale