Montréal, international et universitaire

Jacques Girard

Jacques Girard

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Jacques Girard revient sur l’internationalisation de Montréal.

L’année même de la célébration du 375e anniversaire de sa fondation, Montréal se hisse au sommet des villes étudiantes dans le monde. En février dernier, nous apprenions en effet que Montréal avait détrôné Paris dans le classement établi par Quacquarelli Symonds au titre de première destination du savoir aux yeux des étudiants étrangers.

Et l’Université de Montréal vit tout particulièrement à l’heure de la métropole. Par la composition de sa population étudiante, par le dynamisme de ses activités de recherche, par la mixité disciplinaire de ses programmes et par la force tranquille de ses diplômés, l’UdeM incarne au plus haut point les traits de personnalité de la ville dont elle porte fièrement le nom.

«La forme d’une ville change plus vite […] que le cœur d’un mortel», écrivait Baudelaire. Le Montréal d’aujourd’hui a peu de chose à voir avec le Montréal que j’ai connu enfant. En 70 ans – je trahis mon âge –, cette ville s’est métamorphosée au fil des projets d’infrastructure et de l’émergence de courants culturels sans équivalent ailleurs au Canada ou même en Amérique du Nord.

Montréal a changé, mais surtout Montréal s’est internationalisé. Et c’est pour moi une excellente chose.

Pour la petite histoire, j’ai été l’un des fondateurs et le premier p.-d. g. de Montréal International, une société qui a pour mandat de promouvoir les atouts de la région métropolitaine à l’étranger. À ce titre, j’ai été témoin des formidables transformations à l’œuvre dans cette ville depuis 20 ans, et en particulier son inscription dans le circuit mondialisé des échanges.

En l’espace d’une génération, Montréal est passé de métropole déclinante à véritable centre urbain international. On peut en juger à la venue d’entreprises ou d’organismes internationaux de prestige, comme l’Institut de statistique de l’Unesco ou l’Agence mondiale antidopage. L’arrivée d’Ubisoft, qui connaît un grand succès à Montréal, a eu un remarquable effet d’entraînement et a contribué à faire de notre ville l’une des capitales mondiales du jeu électronique. La même force d’attraction s’exerce à présent dans le domaine de l’intelligence artificielle, où Montréal est en passe d’accéder au peloton de tête.

Il y a un miracle montréalais. C’est un miracle discret, mesuré. Mais c’est un miracle bien réel, à la fois culturel, économique, social et scientifique. Un miracle qui pique la curiosité d’un nombre croissant de résidants originaires des quatre coins du monde. Et qui fait de notre ville un fascinant laboratoire des innovations de demain.

L’UdeM a grandi au rythme de cette ville. Comme Montréal, notre établissement est devenu en moins d’un demi-siècle une université de stature internationale, qui rayonne bien au-delà des frontières. Et nos diplômés sont d’importants vecteurs de ce rayonnement. Cette année, l’Université de Montréal s’est classée 44e au monde pour la réputation de ses diplômés auprès des employeurs, selon le Global Employability University Ranking 2016. Tout juste devant la prestigieuse London School of Economics and Political Science, dont je suis aussi un fier diplômé!

Chers diplômés, chères diplômées, vous jouissez d’une bonne renommée. Préservez-la! Montréal n’en sera que plus grand et mieux connu pour ce qu’il est: une ville universitaire qui a le monde pour horizon. À l’image de l’Université de Montréal… et du monde!

P.-S. – En décembre dernier, l’Association des diplômés et l’UdeM ont convenu d’un nouveau protocole qui a mené à la signature d’une entente historique. Je me réjouis profondément de ce virage, qui inaugure une nouvelle ère dans les relations de l’Université avec ses diplômés.

Jacques Girard
Président de l'Association des diplômés de l'Université de Montréal
Droit 1963

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