Mathieu Laurin, diplômé de l'UdeM

Mathieu Laurin, docteur en physique

Mathieu Laurin, docteur en physique

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

À l'occasion de la Collation des doctorats de 3e cycle de 2017, rencontre avec un nouveau docteur en physique.

Qu’avez-vous étudié durant ces sept dernières années?

J’ai étudié la matière sombre dans le cadre du projet PICO/PICASSO. Nous étions installés au laboratoire souterrain SNOLAB, à Sudbury, dans une mine à deux kilomètres sous terre. Mais je ne suis pas resté dans la mine pendant sept ans!

Pourquoi étudier la matière sombre sous terre?

On sait qu’elle interagit très peu avec les autres matières connues. Ainsi, la matière sombre traverse la croûte terrestre très facilement, contrairement aux autres radiations. Nos détecteurs sont ultrasensibles. On s’aide en les plaçant sous terre, puisqu’on bloque les bruits de fond, comme les radiations cosmiques, et on reste plus sensible à la matière sombre.

Vous avez toujours été attiré par la recherche…

Dès la fin de mon baccalauréat, je me cherchais une maîtrise! Et j’ai fait le passage accéléré au doctorat après une année à la maîtrise. Je suis maintenant postdoctorant au nouveau centre de recherche en physique des particules, le CPARC [Canadian Particle Astrophysics Research Centre].

Qu’aimez-vous tant dans la recherche?

J’aime inventer. J’adore faire le design d’un projet de recherche: penser à la manière de résoudre un problème, faire des dessins, de l’électronique, de l’informatique, monter l’expérience en tant que telle.

Et le fait de travailler sur un projet de grande envergure comme le PICO?

Le projet PICO a été lancé en 1990 et l’on y participera encore dans 20 ans! C’est un projet fondamental dont l’objectif est autre que faire du profit! On ne trouverait pas ça dans le privé. Puis, en collaborant avec des gens de partout, on ouvre son esprit et on élargit sa compréhension des choses.