Un microprogramme en leadership appliqué à la santé verra le jour

  • Forum
  • Le 12 juin 2017

  • Mathieu-Robert Sauvé

En 5 secondes

La Commission des études a approuvé la création d’un microprogramme de troisième cycle en leadership appliqué à la santé.

L’École de santé publique de l’Université de Montréal veut créer un microprogramme de troisième cycle en leadership appliqué à la santé. L’Alliance de recherche sur les services et les politiques de santé au Canada et l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux du Québec sont des partenaires de ce projet, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada. La Commission des études a donné son approbation à ce projet à sa réunion du 6 juin. L’implantation est prévue pour l’hiver 2018.

Ce microprogramme de 12 crédits sera offert aux diplômés des programmes de doctorat en santé publique ou d’autres disciplines de la santé. Il «vise à doter les candidats de compétences qui leur permettront de mieux faire profiter les organisations de santé, de services sociaux, de recherche et d’enseignement, ainsi que la population, de leur expertise particulière», peut-on lire dans le document de présentation.

Le microprogramme porte sur des compétences complémentaires à celles qui sont normalement acquises au cours d’un doctorat en santé publique. Plusieurs diplômés de ce champ d’études doivent exercer, outre leurs activités de recherche, des fonctions de coordination, de transfert des connaissances, de planification, de mise en œuvre et d’évaluation de programmes et d’interventions, et ce, dans des contextes multisectoriels et multidisciplinaires caractérisés par une grande diversité. «Ces rôles et environnements nécessitent des compétences liées au leadership, à la communication, au travail d’équipe, à la gestion des ressources humaines, à la gestion de projet, à l’évaluation de programme, à la gestion de la diversité et, de façon générale, à la résolution de problèmes complexes en contexte multidisciplinaire. Ces compétences sont également essentielles pour les personnes qui se destinent à une carrière professionnelle en santé après des études de 2e cycle ou après un Ph. D. dans un autre domaine de la santé», poursuivent les responsables.

L’Alliance de recherche sur les services et les politiques de santé au Canada a récemment revu les littératures nationale et internationale sur les limites de la formation doctorale traditionnelle au regard de l’évolution des besoins des universités et des systèmes de santé et de ses conséquences sur ce segment du marché du travail.