Des membres de l’Université de Montréal sont décorés de l’Ordre national du Québec

En 5 secondes

L’Ordre national du Québec accueille des professeurs, des personnalités et des diplômés de l’Université de Montréal.

Des membres de la communauté de l'Université de Montréal seront décorés d'un insigne de l’Ordre national du Québec le 22 juin, à l’occasion d'une cérémonie qui se déroulera à la salle du Conseil législatif de l'hôtel du Parlement.

L’Ordre national du Québec est la plus prestigieuse reconnaissance décernée par l'État québécois. Les récipiendaires de l'Ordre sont des personnes remarquables qui, par leurs réalisations, leurs valeurs et leurs idéaux, ont contribué à l'édification d'une société québécoise créative, innovante et solidaire.

«C’est avec un immense plaisir que j’accueillerai, au nom du peuple québécois, des femmes et des hommes d’exception dans les rangs de l’Ordre national du Québec. Dans leurs domaines respectifs, ces personnes ont su exceller, inspirer, émouvoir, mais surtout fournir un apport considérable à la richesse et au savoir-faire québécois. Les honneurs qu’elles recevront, le 22 juin prochain, sont pleinement mérités», a souligné le premier ministre Philippe Couillard.

Professeurs

Christian Fleury

Gilles Brassard

Insigne d’officier

Gilles Brassard, professeur au Département d’informatique et de recherche opérationnelle de l’UdeM, a porté la cryptographie à des sommets insoupçonnés. Il fait également partie des pionniers de l’application de la physique quantique au traitement de l’information. À la tête de la Chaire de recherche du Canada en informatique quantique, ce diplômé de l’UdeM (informatique et recherche opérationnelle 1975) poursuit ses travaux sur l’informatique quantique, la cryptographie tant classique que quantique, les fondements de la mécanique quantique et la protection de la vie privée. Au cours de sa carrière, M. Brassard a reçu de nombreuses distinctions, dont la médaille d’or Gerhard-Herzberg, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le prix Killam en sciences naturelles et tout récemment le Lifetime Achievement in Computer Science Award, décerné par la Société canadienne d'informatique.

Christian Fleury

Jacques-Yves Montplaisir

Le Dr Jacques-Yves Montplaisir, chercheur au Centre de recherche de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal et professeur à l’UdeM au Département de psychiatrie, a joué au Québec et ailleurs dans le monde un rôle prépondérant dans l’émergence et l’essor de la médecine du sommeil. Ses nombreuses études sur les causes, le diagnostic et le traitement des troubles du sommeil ont en effet contribué à la reconnaissance de la médecine du sommeil comme discipline médicale à part entière. Ce diplômé de l’UdeM en médecine (1966) est particulièrement connu pour ses travaux de recherche sur la narcolepsie, le syndrome des jambes sans repos, l’apnée du sommeil et, plus récemment, le somnambulisme et les troubles du sommeil associés aux maladies neurodégénératives comme l’alzheimer et le parkinson. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le sommeil, Jacques-Yves Montplaisir a fondé le Centre d’études avancées en médecine du sommeil.

Luc Vinet

Luc Vinet, professeur au Département de physique de l’UdeM, est à l’origine d’avancées capitales pour la physique mathématique. À titre de directeur du Centre de recherches mathématiques de l’UdeM, ce diplômé de l’Université en physique (1973, 1974 et 1980) est parvenu à fédérer de grands centres de recherche montréalais autour d’une structure commune d’expertise, le Réseau de calcul et de modélisation mathématique, précieuse pour les secteurs économiques du Québec en forte croissance. Plus tard, M. Vinet, en qualité de recteur de l’Université de Montréal (2005-2010), a rehaussé l’attractivité et le rayonnement de l’établissement de manière remarquée et remarquable.

Amélie Philibert

Louise Nadeau

Insigne de chevalière

Professeure au Département de psychologie de l’Université de Montréal et chercheuse au groupe Recherche et intervention sur les substances psychoactives-Québec, Louise Nadeau a acquis une solide réputation en matière de traitement des dépendances et des troubles mentaux qui leur sont souvent associés. Ses travaux portent sur la prédiction de la récidive chez les contrevenants pour conduite avec facultés affaiblies, les troubles concomitants dans la dépendance, les jeux de hasard et d’argent et les troubles comorbides ainsi que l’effet des substances psychoactives chez les femmes. Très présente au sein d’Éduc’alcool, cette diplômée de l’UdeM en psychologie (1970 et 1973) a contribué à enrichir le Code de la sécurité routière.

Diplômés et personnalités

Insigne de grand officier

L’astrophysicien Hubert Reeves continue à faire de la vulgarisation scientifique à la fois par l’écrit et par l’oral. Au tournant du siècle dernier, ce diplômé de l’UdeM (physique 1953) et ancien professeur invité au Département de physique est devenu militant écologiste. Après la publication, en 2003, de son livre-choc Mal de Terre et sa participation, en 2005, à la grande conférence «Alerte climatique de Montréal», M. Reeves s’est engagé, de manière soutenue et constante, dans un combat pour la protection de la biodiversité.

Insigne d’officier

Francine de Montigny est une chercheuse dont les travaux novateurs amènent à mieux comprendre la santé psychosociale de la cellule familiale, notamment celle du père. On doit à cette diplômée de l’UdeM en sciences infirmières (1988) plusieurs initiatives cliniques permettant aux intervenants sociosanitaires de répondre plus judicieusement aux besoins des familles, en particulier lors d’un décès périnatal. 

Diplômée de l’Université de Montréal (sociologie 1977) et éminente gestionnaire du secteur public, Michèle Fortin a toujours défendu et promu l’éducation, la culture et la communication. À la Société Radio-Canada, elle a notamment été première vice-présidente de la télévision française, se faisant l’artisane des chaînes ICI RDI et ICI ARTV ainsi que de la plateforme numérique multimédia. Mme Fortin fait partie des conseils d’administration de TV5, du quotidien Le Devoir, de la Fondation de la Commission scolaire de Montréal et du Cégep Gérald–Godin. 

Depuis 2002, John R. Porter a fait grandir le Musée national des beaux-arts du Québec en renommée et a accru son succès populaire, d’abord comme directeur général de l’établissement jusqu’en septembre 2008, puis à titre de président de sa fondation jusqu’en novembre 2016. En 2013, ce diplômé de l’UdeM en histoire (1981) a présidé, avec Lise Bissonnette, le chantier de réflexion qui a permis de proposer les valeurs et les contenus d’une éventuelle loi-cadre sur les universités du Québec.

Insigne de chevalier

L’homme d’affaires montréalais Pierre Boivin est connu du grand public en tant que président du Club de hockey Canadien, d’Evenko et du Centre Bell depuis 1999. Il a travaillé pendant plus de 26 ans à titre de gestionnaire et d’administrateur dans le monde du sport. Il préside la Fondation CHU Sainte-Justine depuis 2006 et copréside le nouveau comité d’orientation pour la création de la grappe en intelligence artificielle du Québec.

En 1984, Lise Cormier est, à 33 ans, la première femme à occuper des fonctions de cadre au Service des travaux publics de la Ville de Montréal. À partir de 1994, cette diplômée de l’UdeM en architecture de paysage (1977) dirige le nouveau Service des parcs, jardins et espaces verts. C’est à ce titre qu’elle crée, à Montréal, à l’aube du nouveau millénaire, la première compétition internationale de mosaïculture. Depuis, ce concours se tient partout sur la planète.

Devenu quadriplégique à 19 ans, René Dallaire a eu un brillant parcours professionnel et socioprofessionnel, ayant été directeur des finances de l’Institut de réadaptation de Montréal et membre actif de l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec. Très engagé socialement, M. Dallaire a consacré beaucoup de son temps à l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées. Il a, par exemple, présidé l’Association des paraplégiques du Québec et le conseil d’administration du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau.

Diplômé de HEC Montréal (1960), Paul-Arthur Fortin a, pendant de nombreuses années, été associé à la cause du développement local et régional par le truchement de l’entrepreneuriat. Il a mené des recherches sur la culture entrepreneuriale et sur les valeurs qui s’y rattachent. Certains le considèrent comme le père de l’entrepreneuriat québécois, d’autres comme l’un de ses piliers.

Neurologue mondialement reconnu et chercheur clinicien, Serge Gauthier demeure aux avant-postes quant à la compréhension de la maladie d’Alzheimer et sa prévention. Ce diplômé de la Faculté de médecine de l’UdeM (1973) s’intéresse de près au syndrome démentiel à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, où il est à la tête de l’unité de recherche sur l’alzheimer. Avec son équipe, il a grandement contribué à la mise au point de nouvelles méthodes diagnostiques et thérapeutiques pour les personnes touchées par cette maladie.

Jacques Girard a travaillé pour les secteurs public et privé, successivement dans le monde éducatif, le milieu des communications et le domaine du développement économique. Président du conseil d’administration de l’Association des diplômés de l’UdeM, ce diplômé en droit (1963) a occupé bien des postes de direction, notamment ceux de secrétaire général de l’Université de Montréal (1969-1974), de sous-ministre en titre de l’Éducation (1978-1983) et de président du conseil d’administration du Centre financier international de Montréal (1997-2015). M. Girard fait actuellement partie du conseil d’administration de Finance Montréal.

Membre de la congrégation de Notre-Dame, Madeleine Juneau a fait du lieu historique de la Maison Saint-Gabriel un endroit fréquenté, animé et reconnu du secteur de la pointe Saint-Charles. Ancré dans la vie de ce quartier montréalais, cet endroit se démarque par sa force d’attraction récréotouristique et par la diversité des initiatives d’éducation populaire. Grâce à cette diplômée de l’UdeM (histoire de l’art 1983, histoire 1984), ce lieu affiche une double fonction, soit muséale et socioculturelle.

Les travaux de recherche de l’astrophysicien et diplômé de l’UdeM (physique 1969) Jean-René Roy ont exploré les champs de la dynamique de notre étoile, le Soleil, de l’évolution des galaxies spirales, de la formation des étoiles massives et de la dispersion des éléments dans le milieu interstellaire. M. Roy s’est constamment efforcé de mettre les merveilles du cosmos à la portée du grand public. Au cours de sa longue carrière, il s’est illustré comme gestionnaire scientifique, participant à l’exploitation de plusieurs grands instruments, notamment le télescope spatial Hubble.