Recherches d’une Qallunaat en terres autochtones

Gwyneth Anne MacMillan présentant ses recherches à de jeunes autochtones dans le Grand Nord canadien.

Gwyneth Anne MacMillan présentant ses recherches à de jeunes autochtones dans le Grand Nord canadien.

En 5 secondes

Une doctorante raconte comment elle a relevé le défi de partager sa science avec les autochtones qui habitent depuis des milliers d’années les territoires faisant l’objet de ses recherches.

«Nous devons continuer à tendre la main aux communautés autochtones près de nos lieux de recherche et montrer que les scientifiques sont ouverts aux échanges, aux partages, aux commentaires et aux réactions venant des communautés. À mon avis, l’essentiel est de prendre conscience que notre façon de voir le monde n’est pas la seule façon de l’envisager.» – Gwyneth Anne MacMillan

Titulaire d’un baccalauréat de l’Université de Western Ontario, Gwyneth Anne MacMillan remporte en 2013 la bourse R.J. Schmeelk, qui soutient les Canadiens désireux de poursuivre des études universitaires aux cycles supérieurs dans l’autre langue officielle du pays et dans une autre province; elle s’inscrit à la maîtrise en sciences biologiques à l’Université de Montréal. Aujourd’hui candidate au doctorat ainsi que chargée de cours, elle a effectué des recherches en science de l’environnement qui l’ont menée dans le Grand Nord canadien.

Consciente du fait que les scientifiques projettent souvent une image d’hommes et de femmes inaccessibles et indifférents auprès des communautés autochtones habitant les territoires où ils collectent leurs données – «Il persiste une impression que les chercheurs viennent faire leur affaire, puis quittent les communautés nordiques sans offrir d’explications ou de retour sur leurs travaux» –, elle s’engage, lorsqu’elle dépose une demande pour la bourse W. Garfield Weston pour recherches nordiques, à faire un voyage de vulgarisation et de sensibilisation à la science au Nunavik et au Nunavut associé aux recherches qu’elle souhaite y entreprendre.

Dans un billet publié le 19 juillet sur le site de Radio-Canada Espaces autochtones, elle raconte cette expérience de partage qu’elle envisageait, au départ, avec quelques appréhensions.