Un financement de 5,4 M$ pour des infrastructures de recherche à l’UdeM

Crédit : Amélie Philibert

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Onze chercheurs de l'UdeM obtiennent un financement d'infrastructure du Fonds des leaders John-R.-Evans.

Kirsty Duncan, ministre des Sciences du Canada, a dévoilé aujourd'hui la liste des 220 projets financés par le Fonds des leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), répartis dans 51 établissements d’enseignement canadiens. Onze chercheurs de l'Université de Montréal reçoivent un financement d'infrastructure de ce fonds destiné à aider les universités à attirer et à retenir les meilleurs chercheurs du monde.

L'UdeM et ses centres de recherche affiliés ont ainsi obtenu près de 5,4 M$ pour mettre en place des installations de recherche dans le cadre des concours d’octobre 2016 et de février 2017 du Fonds des leaders John-R.-Evans. Cette somme est attribuée à 80 %, et à parts égales, par la FCI et par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec (programme de soutien à la recherche). Les 20 % restants proviennent de divers autres partenaires.

11 projets de recherche prometteurs à l'UdeM

Elham Emami, de la Faculté de médecine dentaire, travaillera à la mise en place d’une infrastructure consacrée à la recherche clinique interdisciplinaire en santé buccodentaire. Mme Emami souhaite effectuer une série d’études cliniques ayant pour but:

  • de désigner les traitements qui favorisent une santé buccodentaire optimale et augmentent la qualité de vie des patients, surtout chez les aînés;
  • d'élargir la compréhension des disparités en matière de santé buccodentaire, d'améliorer la prestation des soins dentaires et d'élaborer des stratégies et des interventions novatrices visant la promotion de la santé buccodentaire dans les populations défavorisées telles que les autochtones et des communautés qui vivent en région;
  • d'enquêter sur les mécanismes expliquant les liens entre les maladies buccodentaires et les maladies systémiques.

Carl Ardy Dubois, de l’École de santé publique, et José Côté, de la Faculté des sciences infirmières, travailleront à trouver des réponses à deux types de problèmes auxquels sont confrontés les systèmes de santé: les brèches dans la qualité et la sécurité des soins et la pauvreté de l'information sur les indicateurs de qualité des soins infirmiers. Pour ce faire, ils implanteront un laboratoire de développement et d'expérimentation en contexte réel d'un système de gestion de la performance des soins infirmiers.

En créant des conditions pour rendre accessibles et exploiter des données sur un ensemble intégré d'indicateurs des soins infirmiers, le futur laboratoire permettra d'apporter une contribution significative à la science de la gestion de la performance en soins infirmiers pour situer le Québec dans un groupe restreint de territoires qui sont les chefs de file dans ce domaine.

Le programme de recherche en neuropsychologie de Jean Gagnon, du Département de psychologie de la Faculté des arts et des sciences, vise à préciser les modèles neurocognitifs actuels de l'agressivité réactive dans le but de concevoir des stratégies destinées à aider les Canadiens qui présentent une problématique associée à l'hostilité, la colère ou l'agressivité, ou encore ceux souffrant d'un trouble de santé mentale relatif à la colère. La nouvelle infrastructure permettra de suivre de manière directe l'activité cérébrale propre aux processus d'attribution d'intention de l'hostilité tels qu'ils se déroulent en temps réel chez les personnes agressives et non agressives. De plus, les travaux serviront à vérifier l'hypothèse selon laquelle les individus sujets aux accès de colère n'arrivent pas à dominer leurs pensées hostiles et leurs ruminations liées à la colère à cause d'une faiblesse de certains mécanismes d'inhibition.

Francis Beaudry, de la Faculté de médecine vétérinaire, fera l’acquisition d’un spectromètre de masse couplé à un système de chromatographie liquide à ultra haute performance. Grâce à cet appareil hautement spécialisé, il pourra réaliser des travaux de recherche destinés à comprendre les mécanismes moléculaires fondamentaux de maladies animales et étudier la pathogénicité de bactéries, plus particulièrement les maladies infectieuses animales et zoonotiques.

Les sept autres projets subventionnés ont été soumis par des chercheurs des facultés et centres affiliés suivants de l’UdeM: