Accueil des nouveaux étudiants: pour des activités mémorables et respectueuses

  • Forum
  • Le 28 août 2017

  • Martin LaSalle
Des organisateurs et des bénévoles d'associations étudiantes ont assisté, la semaine dernière, à l'une des séances de formation visant à rendre les activités d'accueil sécuritaires, respectueuses et inclusives pour les 13 409 nouveaux étudiants du premier cycle.

Des organisateurs et des bénévoles d'associations étudiantes ont assisté, la semaine dernière, à l'une des séances de formation visant à rendre les activités d'accueil sécuritaires, respectueuses et inclusives pour les 13 409 nouveaux étudiants du premier cycle.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Les organisateurs des activités d’accueil pour les nouveaux étudiants ont tous suivi une formation pour qu’elles se déroulent en toute sécurité, dans le respect de chacun et de façon inclusive.

Les agressions et le harcèlement sexuels, les beuveries, les actes dégradants et les débordements d’autre nature ne doivent être tolérés d’aucune manière dans les activités d’accueil des nouveaux étudiants organisées par les associations étudiantes de l’Université de Montréal.

Telle est l’essence du message livré au cours d’une formation organisée conjointement par la Direction de la prévention et de la sécurité (DPS), le Bureau d’intervention en matière de harcèlement (BIMH) et la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM) et à laquelle ont pris part plus de 400 représentants et bénévoles d’associations étudiantes.

Cette formation, chapeautée par la vice-rectrice adjointe aux affaires étudiantes et à la réussite, Chantal Pharand, vise à donner aux organisateurs et bénévoles les outils et l’aide nécessaires pour intervenir afin que les activités d’accueil des nouveaux étudiants se déroulent en toute sécurité, dans le respect de chacun et de façon inclusive.

Sentinelles et témoins actifs

Pas moins de 40 activités d’accueil seront proposées sur les différents campus de l’UdeM ou en d’autres lieux sous la conduite des associations étudiantes. Et, pour chacune d’elles, les organisateurs et les bénévoles formés seront des témoins actifs, prêts à intervenir s’ils observent des gestes déplacés ainsi qu’en cas d’intoxication ou de débordement.

De plus, ils seront soutenus par une trentaine d’étudiants «sentinelles», formés pour repérer les situations problématiques sur les campus et, au besoin, faire appel aux agents de sécurité de l’Université.

«L’Université a notamment élaboré un gabarit de plan de prévention qui permet aux organisateurs de se préparer à intervenir avant, pendant et après une activité pour éviter tout risque de dérapage», indique Chantal Pharand.

«Les associations étudiantes sont responsables des activités qu’elles mettent en place et nous avons conçu pour leurs dirigeants un guide qui précise, par exemple, que l’alcool ne doit pas être au cœur des activités d’accueil», ajoute Simon Forest, secrétaire général de la FAECUM.

Ainsi, bien que la consommation d’alcool soit permise – c’est d’ailleurs la FAECUM qui effectue les demandes de permis à cet égard –, les activités où l’alcool est calé, la polyconsommation, les spiritueux et les jeux d’alcool sont interdits.

Il en est de même pour les jeux à caractère sexuel et les images ou objets à connotation sexuelle, les chansons dénigrantes, de même que la nudité totale ou partielle. D’ailleurs, la campagne de sensibilisation au consentement sexuel Sans oui, c’est non! est au cœur de la formation qu’ont reçue organisateurs et bénévoles.

Un changement de culture

Jusqu’à l’an passé, la DPS et le BIMH organisaient des ateliers obligatoires pour la tenue d’activités spéciales. Au cours de la dernière année, la FAECUM s’est jointe à cette équipe pour élaborer une formation globale qui tient compte de la perspective étudiante et de l’utilisation des médias sociaux.

Et la formule plaît aux étudiants: la totalité des participants aux cinq séances de formation considèrent que le contenu répond à leurs besoins et que les connaissances acquises leur serviront. De plus, ils apprécient le déroulement des séances et l’animation offerte par les formateurs.

«Nous avons établi un véritable partenariat qui a permis de mettre à profit les efforts et les expertises de chacun pour créer une formation complète et obligatoire, mentionne le secrétaire général de la FAECUM. Tous les partenaires de la formation sont d’accord sur l’importance d’avoir des activités d’accueil sécuritaires, respectueuses et inclusives: c’est un changement de culture que nous sommes en train d’opérer.»

Pour la vice-rectrice adjointe Chantal Pharand, «il importe que les étudiants soient heureux d’arriver à l’Université de Montréal et qu’ils ne soient pas méfiants à l’endroit des activités d’accueil».

«Le but des activités d’accueil est que les nouveaux étudiants créent, dès la première journée, des liens avec d’autres nouveaux qui deviendront leurs collègues de classe et nous souhaitons qu’ils y participent activement et avec enthousiasme», conclut Simon Forest.

Nouveauté: un concours pour les meilleures activités!

En cette rentrée 2017, la FAECUM et le Vice-rectorat aux affaires étudiantes et aux études organisent un concours visant à mettre en valeur les associations étudiantes qui se démarqueront dans l’organisation d’activités d’accueil respectueuses, sécuritaires et inclusives.

Le comité de sélection étudiera les activités soumises en fonction de leur caractère original et rassembleur, et de l’effort déployé quant à la promotion d’au moins deux de ces aspects: sportif, culturel, associatif, encourageant la sensibilisation au consentement et aux violences à caractère sexuel.

Les trois associations gagnantes se verront respectivement remettre 1000 $, 500 $ et 300 $.