Christopher Rauh: briser les inégalités et le cycle de la pauvreté intergénérationnelle

Christopher Rauh

Christopher Rauh

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Le nouveau professeur au Département de sciences économiques de l’UdeM s’intéresse aux politiques favorisant l’acquisition de nouvelles compétences, la mobilité de la main-d’œuvre et la productivité.

Né d’un père allemand et d’une mère américaine, Christopher Rauh a jusqu’ici mené une vie de globe-trotteur: le nouveau professeur du Département de sciences économiques de l’Université de Montréal a suivi ses parents tant en Allemagne qu’aux États-Unis, puis il a fait ses études universitaires en Australie et en France, avant d'entreprendre un doctorat à l’Université autonome de Barcelone.

Il a ensuite travaillé à titre de postdoctorant à l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, où il a également donné des cours d’économie politique et publique.

Préoccupé par les inégalités sociales, Christopher Rauh a orienté ses recherches vers l’égalité et la mobilité intergénérationnelles. Il s’est notamment penché sur les facteurs susceptibles d'expliquer pourquoi, dans les pays développés tels que le Canada, les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni, la pauvreté est le lot d’une fraction de la population et persiste de génération en génération.

Il a notamment observé que les parents ayant peu ou pas d’éducation jugent moins important de passer du temps à aider leurs enfants à faire leurs devoirs au primaire, puisque c’est au secondaire ou au collégial que les connaissances deviennent importantes. Par ailleurs, ces parents croient aussi que l’intelligence de leurs enfants dépend essentiellement de la génétique et non du temps passé à faire les devoirs.

En revanche, chez les parents titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires, le professeur Rauh a constaté qu’un environnement global d’éducation en bas âge – soit ce qui se passe à la maison en plus de l’école – favorise l’apprentissage à long terme.

C’est pourquoi il abordera dans le cours qu’il donnera en janvier les politiques destinées à encourager l’acquisition de nouvelles compétences, la mobilité de la main-d’œuvre et la productivité dans un contexte de libre marché.

Son souhait? Que les politiciens prennent des décisions rationnelles afin de contribuer à briser les inégalités et le cycle de la pauvreté intergénérationnelle.

Heureux de se joindre à une équipe de professeurs dynamiques composée à la fois de jeunes et d’enseignants expérimentés, Christopher Rauh et sa conjointe barcelonaise – qui entame des études en muséologie à l’UdeM – sont arrivés à Montréal il y a à peine deux mois. Et il se dit agréablement surpris de l’accueil qu’il a reçu. Parions qu’il restera à l’Université de Montréal longtemps!