Des mordus de vélo sur le campus se révèlent

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Pourquoi venir à bicyclette sur le campus? Six membres de la communauté de l’UdeM et mordus de vélo nous révèlent le secret de leur motivation… et ce qui faciliterait leurs déplacements.

Ça roule de plus en plus à l’Université de Montréal: outre le Grand Prix cycliste de Montréal dont le parcours passe par le campus, le collectif Mon campus à vélo tiendra une semaine d’activités du 18 au 23 septembre afin de satisfaire les mordus du vélo, dont le nombre ne cesse de croître!

À cette occasion, UdeMNouvelles a rencontré six adeptes du pédalage qui voyagent à vélo pour se rendre à l’UdeM.

Nous leur avons posé trois questions:

  • Qu’est-ce qui vous incite à venir à vélo sur le campus et à quelle fréquence enfourchez-vous votre bicyclette en direction de l’UdeM?
  • Quelle distance parcourez-vous chaque jour et quelles améliorations souhaiteriez-vous voir sur votre trajet?
  • Quels sont les avantages de venir étudier ou travailler à vélo?

Voici ce qu’ils nous ont répondu…

Andréanne Carrier, analyste à la division de la gestion des horaires, des locaux et de l’offre de cours au Bureau du registraire

Andréanne Carrier

Crédit : Amélie Philibert

J’essaie de venir travailler à vélo au moins quatre fois par semaine et je me garde toujours une journée pour me reposer. Étant chef de famille monoparentale, je n’ai pas beaucoup de temps dans une semaine pour faire de l’exercice, alors venir au travail en vélo est une occasion unique! C’est un moment que je prends pour moi (ce que je n’ai pas beaucoup!), qui me permet de me libérer l’esprit et de prendre l’air. J’ai aussi un sentiment de fierté d’y arriver, surtout l’hiver! De façon plus pratique, j’évite le trafic et j’économise des sous.

Je parcours 25 km par jour et j’aimerais beaucoup que le vélo d’hiver soit davantage connu et que les automobilistes soient plus tolérants, patients, indulgents avec nous! Le déblaiement des pistes cyclables l’hiver est aussi un problème sur lequel on devrait se pencher.

J’arrive au travail réveillée et les idées bien claires. Et ça me prend moins de temps de venir à vélo qu’en voiture… surtout à la rentrée!

Tony Nguyen, étudiant en sciences infirmières

Tony Nguyen

Crédit : Amélie Philibert

Ce qui m'incite à voyager à vélo, c’est de faire du vélo [rires]. J'aime faire du vélo, car ça embellit ma journée: quand je viens à l'Université en vélo, j'ai l'impression que je n'ai pas juste passé ma journée à étudier. J'essaie d'utiliser mon vélo comme moyen de transport le plus souvent possible, c'est-à-dire presque tout le temps. Les rares fois où je ne l’utilise pas, c'est lorsqu'il neige ou quand je vais à une activité où il y a une possibilité que je consomme de l'alcool.

Globalement, je parcours 47,2 km aller-retour chaque jour pour me rendre à l’Université de Montréal.

Pour ce qui est du trajet, un élément me préoccupe particulièrement: la sécurité des pistes cyclables. Certaines portions mettent le cycliste dans des positions précaires. Les bosses, trous et courbes rapides favorisent le risque de chute et de blessure.

Je vois quatre avantages à venir étudier à vélo:

  • J'arrive alerte aux cours, ce qui me permet aussi de réduire ma consommation de caféine et de boissons énergisantes. Aussi, je suis plus concentré en classe.
  • Je gère mieux mon stress. Faire du vélo me permet de relaxer…
  • Je peux choisir le trajet que je veux, selon la journée et mon humeur.
  • J’économise sur les titres de transport de la STM: 49,75 $ d'économie par mois tout en me mettant en forme!

Georges Aubé, conseiller juridique à la conformité au Secrétariat général

Georges Aubé

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Je privilégie le transport actif tous les jours – le vélo en général ou la marche en hiver –, sinon le transport en commun ou le covoiturage lorsque cela est nécessaire.

Je roule environ 7 km (aller-retour) quand je viens sur le campus à vélo. J’emprunte essentiellement les pistes cyclables.

À cet égard, il serait bien d’améliorer l’état de la chaussée, autant en ville que sur le campus.

J’émettrais aussi un vœu: qu’on aménage des douches dans le pavillon Roger-Gaudry lorsqu’on le rénovera!

Voyager à vélo me procure des bienfaits sur le plan de la santé tant physique que mentale. J’apprécie le contact avec un bel environnement sur le parcours, ainsi que la possibilité de me déplacer plus rapidement.

Annie Sabourin, adjointe au vice-recteur aux ressources humaines et à la planification

Annie Sabourin

Crédit : Amélie Philibert

Je me déplace à vélo depuis l’école secondaire, et je venais à l’UdeM à vélo (et en patins à roues alignées) quand j’y étudiais. Je circulais aussi à vélo quand j’habitais à l'étranger (j’ai vécu à Washington DC et en Chine). Ça fait longtemps que me déplacer «activement» est un mode de vie.

J’habite à Ahuntsic, je roule environ 11 km pour me rendre à l’Université. Ce que j’aimerais voir s’améliorer, c’est le respect du code de la route et le civisme de tous, automobilistes, cyclistes et piétons. Il me semble qu'un peu de courtoisie pour partager la route, ça diminuerait les accidents et l'agressivité. Et j’aimerais bien avoir accès à une douche au pavillon Roger-Gaudry, mais il ne faut pas s’empêcher de pédaler pour ça!

Le vélo est, selon moi, le meilleur moyen de transport parce que c’est rapide, agréable et économique. J’aime commencer et finir ma journée par de l’activité physique, ça donne de l’énergie et ça fait du bien au moral. J’aime grimper la montagne et la descendre! Et j’aime croiser d’autres cyclistes qui viennent à l’Université, on est une belle communauté et je souhaite que d'autres se joignent à nous.

Frédéric Bouchard, doyen de la Faculté des arts et des sciences

Frédéric Bouchard

Crédit : Amélie Philibert

Je n’ai jamais le sourire en sortant d’une voiture, alors que je suis toujours de bonne humeur après un trajet de vélo ou une marche.

Je suis chanceux de vivre proche de l’Université et j’essaie donc de limiter mon utilisation de la voiture. Chaque matin, je regarde la météo et mon agenda. En fonction de mes contraintes d’horaire, je choisis la marche, la bicyclette, l’autobus ou, si j’y suis obligé, la voiture. À ce temps-ci de l’année, c’est le vélo plusieurs fois par semaine. J’ai des collègues plus vaillants que moi qui pédalent tous les jours, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau. Ce sont eux qui m’inspirent à en faire plus souvent et je ne m’en porte que mieux!

La Faculté des arts et des sciences occupe plusieurs pavillons et le vélo (souvent le Bixi) est la méthode la plus efficace et agréable de me rentre à temps du point A au point B.

Mathieu Boudier-Revéret, diplômé en médecine physique et réadaptation

Mathieu Boudier-Revéret

Le vélo est un moyen de transport rapide et un bon exercice avec les côtes: je passe sur le campus de l'UdeM presque tous les jours, que ce soit pour m'entraîner ou me déplacer!

J’effectue en moyenne 10 km de déplacements à vélo (la qualité des routes et des pistes cyclables laisse souvent à désirer) et je fais de 20 à 30 km additionnels pour m’entraîner.

Maintenant que je suis diplômé (j'ai terminé ma résidence en médecine physique et réadaptation en juin dernier!), je continue de voyager à vélo pour le travail et tous mes autres déplacements d'ailleurs. Il n'y a pas plus efficace en ville!

Et, à titre de diplômé, je continue de siéger au conseil d’administration du Club cycliste de l’UdeM!