Projet SEUR: 620 jeunes participent aux séjours d’immersion sur le campus

Quelques élèves qui ont participé au Projet SEUR au cours de la semaine dédiée au génie et aux sciences pures qui s’est déroulée du 10 au 14 juillet.

Quelques élèves qui ont participé au Projet SEUR au cours de la semaine dédiée au génie et aux sciences pures qui s’est déroulée du 10 au 14 juillet.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Les élèves sont plus intéressés par les études universitaires après un séjour d’immersion sur le campus.

«Les séjours d’immersion sont une approche concrète des professions qui permettent d’avoir une meilleure idée du travail qu’on veut faire et de juger si le domaine nous convient.»

Voilà l’opinion de Shen Haoyang, un élève qui a participé à un séjour d’immersion sur le campus de l’Université de Montréal offert dans le cadre du Projet SEUR (Projet de sensibilisation aux études, à l’université et à la recherche). L’adolescent de 14 ans en était à sa deuxième immersion. «L’an dernier, mon père m’avait inscrit à la semaine spécialisée en médecine et en sciences de la santé, raconte-t-il. Je lui ai dit que je voulais revenir cette année et explorer d’autres domaines.»

Quelque 620 élèves d’une vingtaine d’écoles secondaires de Montréal et de la Rive-Sud ont fait comme lui au cours de la saison estivale grâce à ce projet unique en son genre. Du 26 juin au 4 août, six séjours d’immersion d’une durée d’une semaine chacun étaient proposés aux élèves de 3e, 4e et 5e secondaire. Ces semaines d’activités jouissent d’une telle popularité que les organisateurs ont dû limiter les inscriptions – plusieurs jeunes s’étant inscrits à plus d’un séjour –, après avoir ajouté 120 places. «C’est un réel succès», confirme Rayane Zahal.

L’étudiante de troisième cycle en neuropsychologie clinique, coordonnatrice et animatrice au Projet SEUR, constate que les jeunes semblent encore plus intéressés par les études universitaires après un séjour d’immersion sur le campus. «Ils peuvent mieux comprendre les applications et les exigences des divers programmes de formation parce qu’ils sont en contact avec des étudiants de différents milieux qui leur présentent leurs domaines d’études respectifs et partagent leurs parcours autant scolaire que personnel», fait-elle valoir.

Immersion universitaire gratuite!

Pour la 17e année de ce programme parrainé par l’UdeM, les élèves ont pu vivre une immersion dans la vie universitaire par l’intermédiaire d’ateliers, de conférences et de visites de laboratoires de recherche et de milieux professionnels (entreprises, organismes, hôpitaux). Des activités sportives et des jeux figuraient aussi au menu, animés par des étudiants de l’UdeM. Et cela, sans aucuns frais.

Pendant un mois et demi, près de 120 élèves par semaine ont sillonné le campus par petits groupes accompagnés de moniteurs. La semaine du 3 au 7 juillet a permis aux participants de découvrir différentes spécialisations en science de la santé, dont la pharmacie, la nutrition, l'orthophonie et l'ergothérapie. Ils ont même pu se familiariser avec certains aspects de la médecine qui se pratique en milieu hospitalier.

Forum a rencontré des jeunes qui ont pris part à la semaine consacrée au génie et aux sciences pures, qui s’est déroulée du 10 au 14 juillet. Dans le laboratoire René-J.-A.-Lévesque, où se trouvent d'immenses accélérateurs, ils étaient 23 à écouter Stéphanie. L’étudiante au doctorat en physique a présenté les programmes et quelques-uns des axes de recherche du Département de physique. Certains élèves entendaient parler pour la première fois de relativité, de mécanique quantique, de thermodynamique et d’interactions entre particules. D’autres étaient de vrais férus de science et de mathématiques. «Le fait de se plonger dans la réalité universitaire aide à démythifier certains aspects du milieu et du champ d’études. Cela nous permet d'amorcer une réflexion sur notre choix de carrière», a dit un autre participant, Raphaël Plourde.

Contrer le décrochage et encourager les études universitaires

L’idée à l’origine du Projet SEUR était de faire découvrir aux élèves du secondaire et du collégial issus de quartiers défavorisés le milieu universitaire afin de susciter chez eux l’envie de poursuivre leurs études. La plupart des activités s’adressent donc aux élèves des écoles implantées en milieux défavorisés ou multiculturels. Les séjours d’immersion ont toutefois la particularité d’être accessibles à tous les jeunes de la région de Montréal. «C’est très gratifiant de savoir qu’on alimente la curiosité des jeunes et que l’on contribue à lutter contre le décrochage scolaire», mentionne Louis-Karl Pedneault, étudiant à la maîtrise en kinésiologie, membre de l’équipe de volleyball des Carabins et animateur au Projet SEUR.

Avec sa collègue Rayane Zahal, il se prépare à vivre une autre période très intense: la rentrée des nouveaux étudiants à l’Université. «On travaille toute l’année à différents volets du Projet SEUR, explique la jeune chercheuse. C’est un travail qui me tient à cœur, car on a la chance de partager nos connaissances et notre passion en plus de pouvoir agir sur la vie des jeunes.» 

  • Rayane Zahal et Louis-Karl Pedneault, étudiants et animateurs pour le Projet SEUR.

    Crédit : Amélie Philibert