Retourner sur les bancs d’école: un défi pour les professionnels formés à l’étranger

Les participants ont pu échanger sur les différents défis auxquels ils doivent faire face en tant que professionnels formés à l’étranger.

Les participants ont pu échanger sur les différents défis auxquels ils doivent faire face en tant que professionnels formés à l’étranger.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Une soixantaine de professionnels formés à l’étranger et inscrits à un programme d’actualisation des connaissances offert par l’UdeM ont pris part à une journée d’accueil et de réseautage.

Ils ont été formés à l’étranger, ils étaient des professionnels reconnus dans leur pays d’origine, puis ils ont émigré au Québec. Ils se sont relevé les manches et se sont inscrits à l’un des programmes d’actualisation des compétences offerts par l’Université de Montréal.

Parce que le retour sur les bancs d’école constitue un défi de taille pour les travailleurs formés à l’étranger, l’UdeM s’est donné pour priorité de les soutenir dans leur trajectoire d’intégration sur les plans à la fois scolaire et professionnel.

Ainsi, ils étaient une soixantaine à prendre part à une activité d’accueil organisée spécialement pour eux par le Vice-rectorat aux affaires étudiantes et aux études.

Cette activité – une première! – s’inscrit dans le projet «Soutenir la trajectoire d’intégration socioprofessionnelle des professionnels formés à l’étranger ayant une formation universitaire». Celui-ci propose un accompagnement complémentaire aux cours qu’ils suivent sur le campus.

Contrer l’isolement

L’UdeM offre différents programmes qui permettent aux professionnels formés à l’étranger d’acquérir les qualifications requises pour exercer leur métier au Québec. «L’Université leur propose aussi un soutien par l’entremise de ses nombreux services – dont l’École de langues et les Services aux étudiants –, tant pendant leurs études qu’après, puisque les défis qu’ils ont à relever sont nombreux», indique Sylvie Normandeau, vice-rectrice adjointe aux études de 1er cycle et à la formation continue.

En effet, les participants ont témoigné des défis qu’ils doivent mener à bien, avec beaucoup de résilience et de persévérance: accepter de retourner à l’école, puis concilier les études, le travail et la famille n’est pas une mince tâche dans un contexte d’immigration.

«Notre projet de soutien à l’intégration socioprofessionnelle va au-delà des études: il aide les professionnels formés à l’étranger dans leur recherche d’information et de formation, ainsi que dans l’établissement de réseaux et dans la préparation à la recherche d’emploi», ajoute Mme Normandeau.

Intégrer le marché de l’emploi

En parallèle, dans certains programmes les travailleurs acquerront une connaissance du français propre à leur secteur d’activité et des connaissances interculturelles essentielles à une insertion professionnelle réussie. Les Services aux étudiants offrent également des ateliers pour répondre à des besoins particuliers.

«L’insertion au marché du travail et la constitution d’un réseau de relations professionnelles sont un volet crucial du projet, car elles sont déterminantes pour faciliter l’intégration socioprofessionnelle des travailleurs formés à l’étranger, précise Sylvie Normandeau. La clé du succès réside notamment dans les activités de réseautage et de mentorat, qui se déclineront de diverses façons tout au long de la trajectoire de leur intégration socioprofessionnelle, en contextualisant les apprentissages pour familiariser ces personnes avec la réalité professionnelle, sociale et culturelle du Québec.»