Une exposition flamboyante à l’occasion de la semaine autochtone à l’UdeM

L'une des photos de l'exposition «REGALIA, Fierté autochtone», présentée à l'Université de Montréal.

L'une des photos de l'exposition «REGALIA, Fierté autochtone», présentée à l'Université de Montréal.

Crédit : Roland Lorente

En 5 secondes

Le campus de l’UdeM propose plusieurs activités, dont une exposition sur les tenues cérémonielles des pow-wow, pendant la troisième semaine Mitig, consacrée aux peuples autochtones et leurs cultures.

L’Université de Montréal accueille l’exposition REGALIA, Fierté autochtone au pavillon 3200, rue Jean-Brillant jusqu’au 22 septembre. Cette exposition itinérante est l’œuvre du photographe Roland Lorente et de la rédactrice Aline Saffore. Sur une période de cinq ans, le couple a parcouru l’Est canadien sur quelque 10 000 km et assisté à plus de 20 pow-wow.

Le résultat est une série saisissante de 30 œuvres photographiques, des tableaux imposants où l’on voit en action les danseurs vêtus de leur tenue cérémonielle (regalia) portée lors des pow-wow. Les photos sont prises avec suffisamment de proximité pour qu’on puisse apprécier le détail de ces vêtements uniques souvent confectionnés par les danseurs eux-mêmes, qui servent à les distinguer et qui sont remplis de symbolisme.

Pour chaque danseur pris en photo, les artistes présentent son portrait en tenue de tous les jours. Au centre de ces deux images, pour faire le pont, on trouve un témoignage sur le sens donné au pow-wow, à sa tenue de cérémonie et aux cultures autochtones. Issus de 14 communautés de l’est du Canada, les danseurs sont des hommes, des femmes, des enfants d’âge primaire. Des autochtones qui pratiquent l’art de la danse depuis toujours, des survivants des pensionnats autochtones et d’autres qui ne se sont que récemment approprié leur culture.

La présentation de REGALIA, Fierté autochtone dans une université québécoise est une première. «Cela faisait quelque temps que je rêvais d’une exposition autochtone à l’UdeM, relate Jimmy Siméon, étudiant à la maîtrise en anthropologie et animateur culturel au salon des étudiants autochtones de l’Université. Elle permet aux gens qui circulent dans le pavillon de s’arrêter et de réfléchir à la question des autochtones, mais c’est aussi de la part de l’Université de Montréal une ouverture et une belle marque de respect envers les communautés autochtones.»

Les 30 tableaux sont exposés dans quatre corridors du pavillon 3200, rue Jean-Brillant: au premier étage, dans le corridor menant au pavillon Decelles de HEC Montréal; au deuxième étage, dans le corridor principal; dans l’aile C; et dans le corridor adjacent aux amphithéâtres B-2325 et B-2305.

Consultez le calendrier de l'UdeM pour plus d'informations.

Une semaine sur le thème des peuples autochtones

L’exposition REGALIA, Fierté autochtone concorde également avec la tenue d’un mini pow-wow qui aura lieu sur le campus de l’UdeM le jeudi 21 septembre à l’occasion de la troisième semaine autochtone Mitig.

«Le mot mitig fait référence à un arbre et à toutes ses racines, précise M. Siméon. On poursuit un objectif double avec cette semaine d’activités: faire en sorte que les étudiants autochtones se sentent chez eux à l’UdeM et faire découvrir les cultures et les enjeux autochtones aux non-autochtones de la communauté.»

Les activités de la semaine Mitig couvrent un large spectre: conférences scientifiques, témoignages de survivants des pensionnats autochtones, activités traditionnelles, démonstrations de cuisine et dégustations de mets autochtones. Les activités sont sans frais et s’adressent à tous.

Consultez le calendrier de l'UdeM pour plus d'informations.

Le salon Uatik: par et pour les étudiants autochtones de l’UdeM

Le salon Uatik – «tanière» en innu – a vu le jour il y a trois ans, en même temps que la naissance du certificat en études autochtones. Il s’agit d’un lieu d’accueil favorisant la socialisation, le réseautage et une insertion réussie des étudiants autochtones de l’UdeM au sein de la communauté universitaire.

Dans ce lieu de rencontre, de détente et de travail, on propose notamment du tutorat linguistique et scolaire, une bibliothèque spécialisée, des activités culturelles, du mentorat, la visite d’aînés et du soutien psychoculturel.

L’une des missions du salon Uatik est d’orienter les étudiants autochtones vers d’autres services de l’UdeM. Cette année, Jimmy Siméon n’a pas hésité à utiliser une méthode de recrutement directe: «J’ai carrément pris le téléphone pour appeler les nouveaux étudiants autochtones et leur parler du salon. On a remarqué une nette augmentation de la fréquentation!»

Page Facebook du salon Uatik.