Karine Bilodeau veut aider les survivantes du cancer

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  • Le 19 septembre 2017

  • Mathieu-Robert Sauvé
Karine Bilodeau

Karine Bilodeau

Crédit : Amélie Philibert

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Nouvellement engagée par la Faculté des sciences infirmières, Karine Bilodeau mène des recherches auprès des survivantes du cancer.

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à survivre à un cancer du sein, ce qui signifie qu’elles retrouvent une «vie normale» après leur convalescence: responsabilités familiales, emploi, vie sexuelle active, etc. «Mais ces femmes ont des besoins particuliers qui ne sont pas toujours très bien compris par leur entourage. Et elles sont souvent laissées à elles-mêmes», commente Karine Bilodeau, professeure adjointe à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal.

Pendant sa carrière d’infirmière – elle a effectué huit années de pratique clinique dans des unités d’oncologie –, Karine Bilodeau a remarqué que les survivantes du cancer ressentaient un sentiment d’isolement au moment de retrouver leur ancienne vie. Comme leur maladie a été traitée, elles sont en quelque sorte sorties du système de santé. Mais plusieurs besoins demeurent. «L’Organisation mondiale de la santé considère le cancer comme une maladie chronique. Il faut donc adapter les soins aux nouveaux besoins des survivants. C’est une tâche complexe», observe-t-elle au cours d’un entretien de son bureau au pavillon Marguerite-D’Youville.

Durant son stage postdoctoral à l’hôpital Charles-Le Moyne, sur la rive sud de Montréal, elle a mis sur pied un projet de recherche intitulé «Développement d’une intervention multiple novatrice favorisant l’accompagnement pour le retour au travail après un cancer du sein chez la femme». «Il faut voir à l’organisation de certains soins et de services ciblés pour cette population à l’extérieur de l’hôpital», explique-t-elle.

Si Mme Bilodeau effectue cet automne sa première rentrée officielle comme membre du corps professoral de la Faculté des sciences infirmières, l’Université de Montréal lui est familière, puisque c’est ici qu’elle a suivi ses études de premier, deuxième et troisième cycle entre 2002 et 2014 avant de faire un postdoctorat à l’Université de Sherbrooke en 2017. Elle a également suivi des cours de perfectionnement à l’Université d’Ottawa et à l’Université de l’Alberta. Inspirée par ce nouveau début de carrière, elle espère améliorer son enseignement au fil du temps tout en donnant du souffle à ses travaux de recherche. Elle souhaite notamment se joindre à l’équipe du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, où elle a travaillé pendant de nombreuses années.