Ne laissez pas une commotion cérébrale vous gâcher la vie

En 5 secondes

Pour répondre aux mille et une questions qu’on peut se poser sur la commotion cérébrale, Dave Ellemberg et quelques-uns de ses étudiants publient un petit guide à l’intention du grand public.

La plupart d’entre nous sont portés à croire qu’une commotion cérébrale qui n’a pas entraîné de perte de conscience est moins grave et moins dommageable qu’une commotion dont la victime a perdu connaissance pendant quelques minutes… Pourtant, il n’en est rien, prévient le neuropsychologue Dave Ellemberg, professeur au Département de kinésiologie de l’Université de Montréal: «Nous savons aujourd’hui avec certitude qu’une commotion cérébrale n’est pas une blessure mineure. Après une seule commotion, des changements permanents se produisent dans le cerveau, qui perd des ressources neuronales, présente une moins grande efficacité neuroélectrique et conserve une certaine fragilité.»

«Bien des victimes de commotions cérébrales qui pensaient la blessure mineure ont négligé de la soigner et s’en sont mordu les doigts, prises avec des problèmes de concentration, des vertiges ou de l’insomnie des semaines, voire des mois après l’accident, poursuit le neuropsychologue. Nombreux aussi sont ceux qui ignorent que le risque de développer une maladie qui ressemble à l’alzheimer ou au parkinson est 10 fois plus élevé chez ceux qui ont subi trois commotions au plus.»

Mais que faire si l’on subit un choc à la tête? Se rendre de toute urgence à l’hôpital ou parcourir les Pages jaunes pour prendre rendez-vous avec un neuropsychologue? Pour les moins anxieux, se reposer une journée ou deux si l’on a un peu le tournis est-il suffisant? Peut-on reprendre ses activités normales dès que les étourdissements ou le mal de tête disparaissent?

Pour répondre aux mille et une questions qu’on peut se poser sur la nébuleuse blessure qu’est la commotion cérébrale, Dave Ellemberg a réuni quelques-uns de ses étudiants à la maîtrise et au doctorat en kinésiologie pour concevoir un petit guide à l’intention du grand public, Tenir tête à la commotion cérébrale, qui vient de paraître aux Éditions de l’Homme.

Basé sur les plus récentes découvertes scientifiques, mais concis et rédigé dans un langage simple, le livre est composé de 10 chapitres et d’un questionnaire soumis à l’athlète qui vient de subir un choc à la tête. L’ouvrage explique ce qu’est une commotion cérébrale, ses signes et ses symptômes, quels sont les individus et les contextes les plus à risque, quel est le traitement indiqué pour en diminuer les séquelles, comment faire le suivi des symptômes, toutes les activités à éviter pendant le traitement et à quel moment on peut retourner à ses activités habituelles selon six grandes étapes.

Et bien sûr, avant même d’avoir à soigner une commotion cérébrale, pourquoi ne pas la prévenir? Un chapitre est consacré à la façon de profiter des multiples bienfaits du sport tout en limitant les risques de blessure à la tête. Un cerveau, c’est si précieux, on devrait tous avoir le réflexe de le protéger des coups qui pourraient en réduire les capacités… c’est une question vitale!

Dans la vidéo de la série Entre guillemets qui suit, le professeur Ellemberg explique pourquoi tous les sportifs, les entraîneurs, les parents et les enseignants devraient avoir un exemplaire de son livre dans leur trousse de premiers soins!

«Entre guillemets» reçoit Dave Ellemberg
En lecture:

«Entre guillemets» reçoit Dave Ellemberg

À propos de l'ouvrage

Dave Ellemberg et collaborateurs, Tenir tête à la commotion cérébrale: guide à l’intention des sportifs, des entraîneurs, des parents et des enseignants, Montréal, Éditions de l’Homme, 2017, 136 p.

Relations avec les médias