Abondante récolte de Prix du Québec pour l’Université de Montréal

Nouvelle médaille des Prix du Québec qui sera remise aux lauréats de 2017 à 2021.

Nouvelle médaille des Prix du Québec qui sera remise aux lauréats de 2017 à 2021.

Crédit : Éric Labonté

En 5 secondes

Yoshua Bengio, Michel Bouvier, André Gaudreault, Richard E. Tremblay et Christophe Guy obtiennent un des Prix du Québec, volet scientifique.

Cinq membres de l’Université de Montréal remportent un Prix du Québec 2017, la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec pour souligner une carrière et une contribution exceptionnelles dans les domaines culturel et scientifique.

«Je félicite nos lauréats pour ces récompenses qui célèbrent des carrières remarquables en sciences, en sciences sociales et en génie, a déclaré le recteur, Guy Breton. Chacun à sa façon a repoussé les frontières de la connaissance, au bénéfice de la société québécoise. Nous sommes honorés de compter ces chercheurs au sein de la communauté de l’Université de Montréal.»

Yoshua Bengio, Michel Bouvier, André Gaudreault, Richard E. Tremblay et Christophe Guy sont les lauréats d’un prix scientifique. La vice-première ministre, ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, a dévoilé aujourd’hui les lauréats des Prix du Québec 2017. La cérémonie de remise des Prix aura lieu le 1er novembre, à l’Assemblée nationale du Québec.

 

 

Yoshua Bengio

Crédit : Amélie Philibert

Le prix Marie-Victorin (sciences naturelles et génie) est attribué à Yoshua Bengio, professeur au Département d’informatique et de recherche opérationnelle, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en algorithmes d'apprentissage statistique et directeur du MILA.

Yoshua Bengio est reconnu pour sa contribution à l’avancement de l’intelligence artificielle et plus particulièrement des algorithmes d’apprentissage en profondeur. Son ambition est de comprendre les mécanismes mathématiques et informatiques qui permettent à l'intelligence d'éclore. Avec son équipe, il tente de conférer aux ordinateurs la capacité de dégager des connaissances opérationnelles à partir d’exemples.

Michel Bouvier

Crédit : Amélie Philibert

Le prix Wilder-Penfield (recherche biomédicale) est décerné à Michel Bouvier, professeur au Département de biochimie et médecine moléculaire de la Faculté de médecine, directeur général de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en signalisation cellulaire et en pharmacologie moléculaire. M. Bouvier exerce également la fonction de vice-recteur associé à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation.

Les travaux de Michel Bouvier sont à l’origine de concepts pharmacologiques permettant l’élaboration de nouvelles classes de médicaments. Ils portent sur les récepteurs couplés aux protéines G, une famille de protéines qui jouent un rôle clé dans le contrôle de plusieurs processus biologiques aussi divers que la neurotransmission, le métabolisme, la croissance cellulaire, les réponses immunitaires et inflammatoires, l’olfaction et la vision.

André Gaudreault

Crédit : Joël Lehmann

Le prix Léon-Gérin (sciences humaines et sociales) est remis à André Gaudreault, professeur au Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études cinématographiques et médiatiques. M. Gaudreault se passionne pour l’histoire du cinéma depuis l’invention même du procédé, vers 1895. Il s’intéresse aux mutations du cinéma sous l’effet des innovations technologiques et aux rapports que le cinéma entretient, hier comme aujourd'hui, avec d'autres séries et pratiques culturelles. Le professeur Gaudreault a fondé en 1992 le Groupe de recherche sur l’avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique, qu’il dirige depuis. Il est également à l’origine de la création, en 2007 à l’UdeM, du premier doctorat en études cinématographiques offert au Canada.

Richard E. Tremblay

Crédit : Jean-François Hamelin

Le prix Marie-Andrée-Bertrand (innovation sociale) est accordé au psychologue Richard E. Tremblay, professeur émérite de l’Université de Montréal. Lauréat du Prix de Stockholm 2017, considéré comme le «Nobel de la criminologie», il a fondé en 1984 le Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant.

Ce spécialiste du développement de l’enfant est connu pour avoir constitué une base de données permettant de remonter aux origines de la délinquance. L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal contient des informations détaillées sur un millier de garçons de 53 écoles de milieux défavorisés, leurs parents et leur milieu social. L’objectif de cette base de données, unique au monde à l’époque, était d’orienter les interventions préventives vers des cibles plus précises pour en augmenter l’efficacité. Cette enquête a rendu possible le repérage dès la maternelle de garçons susceptibles d’avoir des troubles du comportement à l’adolescence et au début de l’âge adulte.

Christophe Guy

Crédit : Polytechnique Montréal

Notons également que le prix Armand-Frappier (création ou développement d’organismes de recherche ou administration et promotion de la recherche) est attribué à Christophe Guy, ancien directeur général de Polytechnique Montréal (2007-2017). Il a doté l’établissement d’une infrastructure de classe internationale qui lui a permis de devenir un chef de file en recherche et innovation dans le domaine du génie au Canada.

 

Un diplômé également récompensé

Le prix Athanase-David (littérature) est décerné à Normand de Bellefeuille, diplômé de la Faculté des arts et des sciences (lettres 1972). Poète, romancier, essayiste et écrivain, M. de Bellefeuille dirige depuis cinq ans la collection littéraire Écarts, aux Éditions Druide. Cette collection contribue à faire rayonner la littérature d’ici en proposant des œuvres intelligentes et singulières.