Le TUM présente la pièce «La peau d’Élisa», de Carole Fréchette

Les étudiantes Claire De Muns Dartevelle et Maude Normandin Bellefeuille en répétition pour «La peau d'Élisa», de Carole Fréchette.

Les étudiantes Claire De Muns Dartevelle et Maude Normandin Bellefeuille en répétition pour «La peau d'Élisa», de Carole Fréchette.

Crédit : Camille Couvez

En 5 secondes

La troupe TUM présente la pièce «La peau d’Élisa», de Carole Fréchette, les 1er et 2 décembre au Centre d'essai de l’Université de Montréal, un texte qui parle du corps comme une partition gestuelle.

Sept étudiantes interprètes de la troupe Théâtre Université de Montréal (TUM) présentent la pièce La peau d’Élisa, de Carole Fréchette, un récit inspiré d’histoires intimes de Bruxellois que l’auteure québécoise a rencontrés au hasard des rues étroites et places de la ville.

Monologue pluriel, La peau d’Élisa donne la parole à une femme qui se livre à un rituel étrange dans lequel elle raconte avec délicatesse des histoires d'amour.

Pour la metteure en scène, Laurence Castonguay Emery, «l’œuvre parle avant tout du corps. C’est une partition gestuelle portée par une scénographie épurée pour évoquer d’abord la peau, les genoux, les coudes, les bras… le désir d’être éternellement jeune».

L’œuvre est aussi une «forme de dialogue entre le Québec de l’auteure et l’Europe du récit, campé par des interprètes étudiantes d’ici et de là-bas».

De tous les horizons disciplinaires, les sept étudiantes de la distribution, sélectionnées au cours des auditions de septembre, porteront les multiples voix et peaux d’Élisa. Ce sont Charlotte Cartier, Flavie Choinière et Claire De Muns Dartevelle, toutes trois en histoire de l’art et études cinématographiques, Ella Marti en études anglaises, Maude Normandin Bellefeuille en études libres, Camille Roy en psychoéducation et Marieke Van der Maden, de l’Université de Maastricht, aux Pays-Bas, participante d’un programme d’échanges.

La metteure en scène

Laurence Castonguay Emery

D'abord formée en enseignement de l'art dramatique puis à la maîtrise en théâtre, Laurence Castonguay Emery développe un intérêt particulier pour le jeu corporel, discipline qu'elle enseigne depuis 2012 à l'École supérieure de théâtre de l'UQAM. Elle se perfectionne auprès d'institutions européennes les plus réputées; soit le Théâtre du mouvement à Paris, le théâtre laboratoire de Grotowski en Pologne et l'Odin Teatret au Danemark.

Elle œuvre depuis 2014 au sein de la compagnie OMNIBUS le corps du théâtre à titre d'interprète-créatrice (Spécialités féminines et Plywood, la reprise) en travaillant auprès des trois directeurs artistiques; Jean Asselin, Réal Bossé et Sylvie Moreau. Elle collabore aussi avec l'École OMNIBUS théâtre corporel en tant que professeure.

Laurence fonde avec la plasticienne et marionnettiste Émilie Racine la compagnie Territoire 80, avec laquelle elle développe sa propre démarche artistique. À l'automne 2017, elle met en scène Visage de feu de l’auteur allemand Marius von Mayenburg, présenté dans la programmation officielle du théâtre Prospero.

L’auteure

D'abord formée comme comédienne à l'École nationale de théâtre du Canada, Carole Fréchette décide quelques années plus tard de se consacrer uniquement à l'écriture. Ses pièces, traduites jusqu'à maintenant en 19 langues, sont jouées un peu partout dans le monde. Ses œuvres ont été saluées par de nombreuses récompenses au Canada et à l'étranger. Deux fois lauréate du Prix du Gouverneur général – en 1995 pour sa pièce Les quatre morts de Marie et en 2014 pour Small Talk –, elle a été finaliste de ce même prix pour La peau d'Élisa (1998), Les sept jours de Simon Labrosse (1999), Jean et Béatrice (2002) et Serial Killer et autres pièces courtes (2008). Sa pièce Le collier d'Hélène lui a valu en 2004 le prix Sony Labou Tansi des lycéens à Limoges. En 2008, son texte La petite pièce en haut de l'escalier a figuré parmi les cinq œuvres en nomination pour le Grand Prix de littérature dramatique, en France. Enfin, elle a fait partie des finalistes du prix Michel Tremblay pour Je pense à Yu (2012) et Small Talk (2015).

Très active dans le milieu théâtral, Carole Fréchette a présidé, de 1994 à 1999, le conseil d'administration du Centre des auteurs dramatiques, organisme voué au développement et à la promotion de la dramaturgie québécoise actuelle. Elle a donné, au fil des ans, de nombreux ateliers d'écriture au Québec et en France, et elle fait régulièrement du tutorat au programme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada.

Les représentations

Parce que le théâtre universitaire symbolise le dynamisme des étudiants et de la vie sur le campus, les Activités culturelles sont fières de présenter, avec La peau d’Élisa, la deuxième production de la saison 2017-2018 du TUM, qui permet à plus de 50 étudiants de vivre une expérience de théâtre sous la direction de metteurs en scène professionnels.

Les représentations de La peau d’Élisa, de Carole Fréchette, auront lieu le vendredi 1er décembre à 20 h et le samedi 2 décembre à 14 h et à 20 h au Centre d'essai de l'Université de Montréal, pavillon J.-A.-DeSève, 2332, boulevard Édouard-Montpetit (station de métro Édouard-Montpetit ou autobus 51). La représentation du vendredi sera suivie d'une discussion avec les comédiens.

Consultez le calendrier artistique de la troupe Théâtre Université de Montréal.