Ronronner à la bibliothèque!

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  • Le 27 novembre 2017

  • Mathieu-Robert Sauvé
Étudiante en anthropologie, Bianca Cozzolino-Rousseau a fait un détour par la Faculté de droit pour une petite pause de «zooanimation» le 23 novembre. En vedette, le chat Ti-Gars.

Étudiante en anthropologie, Bianca Cozzolino-Rousseau a fait un détour par la Faculté de droit pour une petite pause de «zooanimation» le 23 novembre. En vedette, le chat Ti-Gars.

Crédit : Mathieu-Robert Sauvé

En 5 secondes

La bibliothèque de droit organisait une séance de «zooanimation». Une centaine de personnes s’y sont présentées.

Jessie Ayotte a trois chiens et un chat. Mais elle était présente à l’activité Sans stress de la bibliothèque de la Faculté de droit de l’Université de Montréal, où l’on invitait les membres de la communauté à venir caresser deux chiens et un chat à l’heure du dîner le 23 novembre. «J’aime tellement les animaux, je ne voulais pas manquer ça», a-t-elle dit en flattant Winnie, un golden retriever de six ans qui remuait frénétiquement la queue.

C’était la deuxième fois en deux semestres qu’on amenait des animaux domestiques dans un local de la bibliothèque pour qu’ils se prêtent à une séance de «zooanimation» avec les usagers. «Les étudiants ont tellement apprécié l’activité l’an dernier qu’on l’a reprise cette année en ajoutant un chien», a expliqué l’initiatrice, la chef de la bibliothèque de droit, Nathalie Bélanger.

Comme plusieurs, si Mme Bélanger n’a pas de chat à la maison, c’est parce que son conjoint souffre d’une allergie aux poils des félins. Les occasions de caresser un animal à fourrure sont donc rares. «Je n’ai pas le droit d’en avoir dans mon appartement; c’est pourquoi j’en profite aujourd’hui», a déclaré une autre participante qui tenait dans ses bras Lucy, un chihuahua de trois ans.

Ti-Gars, un bon gros chat tigré jaune de six ans, ronronnait au milieu de ses nouveaux amis, qui le gâtaient avec des boulettes de moulée carnée. «Nous choisissons des animaux qui ont un tempérament très sociable et, au moindre signe de stress, je peux intervenir», a mentionné Vanessa Lacroix, une zoothérapeute qui a lancé une entreprise avec une collègue il y a quatre ans, Assistanimal. Ses interventions régulières, auprès de personnes âgées ou souffrant de déficiences intellectuelles, apportent un bien-être perceptible et de mieux en mieux documenté.

Pour les étudiants qui jonglent avec des échéances serrées dans le dernier tiers du trimestre, cette pause est bienvenue. «Nous le sentons quand la fin de session approche; la bibliothèque se remplit et un nombre grandissant d’étudiants ressentent de l’anxiété», a commenté Mme Bélanger. Avec son équipe, elle a mis sur pied l’an dernier la Semaine sans stress, financée par le fonds Votre don ira loin, qui s’est transformée cette année en différentes activités sur plusieurs mois. Après le Bar à bonbons d'octobre et la zooanimation de novembre, il y aura une distribution de maïs soufflé en décembre…

Difficile de préciser le nombre de personnes venues ronronner à la Faculté de droit, mais au moins une centaine ont franchi les portes du local «sans stress».

  • Jessie Ayotte a saisi l'occasion de caresser Winnie entre deux cours.

    Crédit : Mathieu-Robert Sauvé
  • Lucy se plaît bien dans les bras d'une étudiante.

    Crédit : Mathieu-Robert Sauvé
  • La zoothérapeute Vanessa Lacroix, à gauche, a animé l'atelier Sans stress organisé par Nathalie Bélanger (à droite), qui en a profité pour câliner Ti-Gars.

    Crédit : Mathieu-Robert Sauvé