Fin de la saison des classements universitaires: l’UdeM se maintient parmi les meilleures

Crédit : Amélie Philibert

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Sur les quelque 20 000 établissements universitaires dans le monde, l’Université de Montréal se situe toujours parmi les 200 meilleurs dans les différents classements internationaux.

La fin de l’automne marque la fin de la saison des classements universitaires dans lesquels figurent la plupart des grandes universités du monde.

En 2017, l’Université de Montréal est légèrement descendue dans plusieurs des classements internationaux. Rien d’alarmant, cependant, au dire d’Alexandre Morin-Chassé, analyste au Bureau de recherche institutionnelle (BRI) de l’UdeM.

Selon ce dernier, s’il est certes pertinent de s’intéresser à ces classements et de partager les informations qu’ils contiennent, il faut néanmoins se rappeler que la production des classements universitaires n’est pas… une science exacte! «Peu de gens savent que les organisations qui publient les classements universitaires apportent régulièrement des modifications à leurs façons de faire. Il est assez complexe de suivre les effets de toutes ces modifications et d’établir si les hausses et les baisses observées résultent davantage de variations méthodologiques que de changements réels dans la performance d’une université.»

D’importants changements méthodologiques

Parmi le nombre sans cesse croissant de classements internationaux, trois se démarquent comme étant les plus suivis: ceux de Times Higher Education, de Quacquarelli Symonds (QS) et de Shanghai (l’Academic Ranking of World Universities). L’Université de Montréal fait bonne figure parmi les établissements canadiens qui s’y trouvent: un cinquième rang dans les palmarès de Times Higher Education et de QS, ainsi qu’une septième place dans celui de Shanghai.

La position de l’UdeM dans le classement de QS, par exemple, a changé quand l’organisation a décidé d’accorder davantage de poids aux citations scientifiques des domaines des arts et des sciences humaines, et moins aux citations issues du secteur médical. Ce changement de barème a pénalisé toutes les universités canadiennes qui, à l’instar de l’UdeM, ont une importante faculté de médecine qui publie une grande quantité d’articles. «Parmi les 15 établissements universitaires canadiens répertoriés parmi les 300 universités du classement de QS, 14 ont perdu des points à la suite de ce changement, précise la directrice du BRI, Agnieszka Dobrzynska. Seule la position de l’Université de Waterloo n’a pas bougé, et c’est la seule université qui n’a pas de faculté de médecine.»

Les enquêtes de réputation: plus subjectives?

Certains classements font appel à de grandes enquêtes de réputation. Celles-ci consistent à demander à des dizaines de milliers d’entreprises ou de membres du milieu de l’enseignement leur opinion sur des universités et les diplômés qu’elles produisent. Ces enquêtes ont un poids significatif dans le score accordé aux universités: 33 % dans le cas de Times Higher Education et 50 % dans le cas de QS.

Selon Mme Dobrzynska, «les critères de réputation demeurent des critères subjectifs et il y a peu de transparence au sujet de la méthodologie dans les renseignements fournis par les maisons de classement. Leur poids est très important et il difficile d’en évaluer la validité».

Une position enviable dans le paysage canadien

Pour les spécialistes en méthodes quantitatives du BRI, l’important pour l’UdeM est de se comparer aux universités canadiennes ainsi qu’aux groupes d’universités francophones du monde afin de constater les éléments qui lui permettent de se démarquer. «Ces outils restent imparfaits, d’où l’idée de considérer non pas un, mais plusieurs classements», ajoute Mme Dobrzynska.

Sur les quelque 20 000 établissements universitaires dans le monde, l’Université de Montréal continue à se classer parmi les 200 meilleurs. Lorsqu’on restreint l’analyse aux universités canadiennes, elle se situe à la cinquième place ou non loin de cette position. «Ça nous rassure de voir que, par rapport à un contexte canadien qui est relativement stable, notre situation reste la même. Et c’est une très bonne situation», conclut M. Morin-Chassé.

Position de l'Université de Montréal dans quatre classements publiés cette année

National Taiwan University Ranking

  • Rang mondial: 99e
  • Rang parmi les universités canadiennes: 5e

Times Higher Education

  • Rang mondial: 108e
  • Rang parmi les universités canadiennes: 5e

QS

  • Rang mondial: 130e
  • Rang parmi les universités canadiennes: 5e

Shanghai

  • Rang mondial: 177e
  • Rang parmi les universités canadiennes: 7e