L’UdeM souligne la carrière exceptionnelle d’un de ses diplômés, le Dr Roger Guillemin

Le Dr Roger Guillemin

Le Dr Roger Guillemin

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La salle de l’Assemblée universitaire de l’Université de Montréal portera désormais le nom de Roger Guillemin, dont on souligne cette année le 40e anniversaire du prix Nobel de médecine.

L’apport historique du Dr Roger Guillemin, diplômé de l’Université de Montréal et prix Nobel de médecine en 1977, a été aujourd’hui reconnu par l’UdeM au cours d’une cérémonie qui s’est tenue au pavillon Roger-Gaudry et qui précédait la 4e Conférence de la montagne.

Né en France en 1924, Roger Guillemin a commencé des études de médecine à Lyon. C’est à l’Université de Montréal que, quelques années plus tard, il a fait son doctorat sous la direction de l’endocrinologue Hans Selye, professeur à la Faculté de médecine, reconnu dans le monde scientifique comme le «père» de la recherche sur le stress. Les découvertes du Dr Guillemin sur la production d’hormones peptidiques dans le cerveau lui ont valu le prix Nobel de médecine. Il est aujourd’hui, à 93 ans, chercheur au Salk Institute for Biological Studies, à La Jolla, en Californie.

Le vice-recteur aux relations avec les diplômés, aux partenariats et à la philanthropie, Raymond Lalande, accompagné de la doyenne de la Faculté de médecine, la Dre Hélène Boisjoly, et de Milagros Salas-Prato, présidente de la Fondation Hans Selye, ont procédé au dévoilement d’une plaque honorifique soulignant la carrière exceptionnelle de Roger Guillemin. M. Guillemin a assisté virtuellement à cette cérémonie, de son laboratoire californien.

Cette plaque honorifique sera installée à l’entrée de la salle de l’Assemblée universitaire de l’UdeM, qui portera désormais le nom de salle Roger-Guillemin. «En donnant à la salle où siègent les membres de l’Assemblée le nom d’un médecin français qui a choisi notre université pour devenir chercheur et qui, 25 ans après avoir terminé son doctorat, a obtenu le prix Nobel de médecine, nous voulons reconnaître l’apport au monde de nos diplômés. Et nous rappeler collectivement la raison d’être de notre université, qui est de former des esprits curieux et de faire progresser le savoir, dans toutes les directions, au bénéfice du plus grand nombre», a déclaré M. Lalande.

Hélène Boisjoly a choisi de «résumer l’histoire du passage de Roger Guillemin à l’Université de Montréal comme celle de deux rencontres qui ont profondément marqué sa vie», la rencontre d’Hans Selye et la rencontre d’une infirmière qui deviendra sa femme, Lucienne. La Dre Boisjoly a ensuite remercié M. Guillemin «pour cette inspiration, cette imagination et ce dévouement qui ont mené à des avancées majeures en neuroendocrinologie au cours des 60 dernières années».

Pour sa part, Milagros Salas-Prato a exprimé à l’Université de Montréal, au nom de la Fondation Hans Selye, ses «sentiments de gratitude et de fierté» pour avoir souligné la carrière «d’un des plus illustres et brillants élèves du DSelye. Le DGuillemin n’est pas seulement un grand scientifique, a-t-elle conclu, c’est aussi un grand artiste et un grand humaniste».

  • Dre Hélène Boisjoly et Dr Raymond Lalande ont dévoilé la plaque honorifique qui sera installée à l'entrée de la salle de l'Assemblée universitaire.

    Crédit : Amélie Philibert

Salle Roger-Guillemin

Prix Nobel de médecine en 1977 pour ses découvertes sur la production d’hormones peptidiques dans le cerveau, le DRoger Guillemin est né le 11 janvier 1924 à Dijon, en France. En 1953, après des études de médecine à Lyon, il soutient une thèse de doctorat à l’Université de Montréal sous la direction de l’endocrinologue Hans Selye, professeur à la Faculté de médecine et directeur de l’Institut de médecine et de chirurgie expérimentales.

Le professeur Guillemin fera carrière principalement au Baylor College of Medicine, à Houston, puis au Salk Institute for Biological Studies, à La Jolla, en Californie. En reconnaissance de sa contribution à la recherche médicale, l’Université de Montréal lui a décerné un doctorat honoris causa en 1979.