L’engagement, de l’université à la politique

Jacques Girard

Jacques Girard

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Pour le président du Conseil des diplômés de l’UdeM, Jacques Girard, le campus est une «véritable école de l’engagement».

L’engagement n’est pas enseigné à l’université, du moins pas au sens strict du terme. Mais avec ses associations, ses médias étudiants et ses groupes d’intérêts, un campus est une véritable école de l’engagement. Tout y incite à la participation civique. Sans parler de ce qu’on apprend en classe, qui constitue un puissant incitatif à faire quelque chose pour changer notre monde. Lorsqu’on sait, il est difficile de ne pas agir.

Bernard Landry, à qui l’Université a décerné cet automne sa médaille de l’Ordre du mérite, a beaucoup appris et a souvent agi dans sa vie. Je peux en témoigner, puisque nous nous sommes connus au moment où nous étions tous deux étudiants à la Faculté de droit. Et que de cette rencontre, il y a 57 ans, est née une amitié qui est toujours bien vivante.

À l’époque, Bernard était président de l’Association générale des étudiants de l’UdeM et moi directeur du Quartier latin. Nous avons mené quelques combats ensemble, dont la nomination d’un premier recteur laïque, que j’ai défendue jusque devant l’archevêque de Montréal en compagnie d’un Bernard Landry solidaire, voire complice.

Bernard s’est engagé dans la vie communautaire dès qu’il a mis les pieds sur le campus de l’UdeM. Et cet engagement n’a plus cessé par la suite. Il est à mes yeux l’exemple le plus abouti du citoyen qui place l’action publique devant le geste individuel et l’intérêt général devant les intérêts particuliers. Chez lui, le sens civique est profondément enraciné et le goût du Québec, une seconde nature.

Pour moi qui ai passé une bonne partie de ma vie en éducation, je peux témoigner de l’intérêt que Bernard Landry a toujours porté au monde de l’enseignement et de la recherche. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il a embrassé la vie universitaire au moment de quitter la politique. Nous partageons cette même conviction que les immenses progrès réalisés depuis la Révolution tranquille, la société québécoise les doit pour beaucoup à ce qui s’est fait en éducation.

De la politique au bénévolat en passant par la participation citoyenne, l’engagement illustre une volonté tenace de rendre notre monde meilleur. C’est cette volonté qui a animé Bernard Landry toute sa vie durant. En cela, il est un modèle pour les quelque 400 000 diplômés que compte notre grande famille. 

Jacques Girard
Président du Conseil des diplômés de l'Université de Montréal
Droit 1963

  • Bernard Landry et Jacques Girard en 1963 (image extraite de l’«Album Bleu et Or» produit par l’Association générale des étudiants de l’UdeM).

    Crédit : Division de la gestion de documents et des archives de l’UdeM