L’UdeM se distingue par le plus grand nombre de découvertes au palmarès de «Québec Science»

Site des grottes du Poisson-Bleu au Yukon.

Site des grottes du Poisson-Bleu au Yukon.

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Les recherches en archéologie, en génomique et en psychoéducation sont à l’honneur cette année dans le palmarès des découvertes de l’année de «Québec Science».

Pour les 25 ans de la publication du palmarès des 10 découvertes de l’année de Québec Science, l’Université de Montréal se distingue de façon particulière avec trois découvertes majeures faites par des chercheurs principaux et des directeurs de recherche issus de sa communauté. En outre, l’Université fait partie des trois établissements de recherche qui ont été le plus cités en 25 ans de découvertes, ce qui réaffirme la position de chef de file de l’Université de Montréal en recherche au Québec.

Ainsi, pour l’année qui s’achève, des recherches de l’Université en archéologie, en génomique et en psychoéducation sont à l’honneur. La communauté de l’UdeM est invitée à prendre connaissance de ces découvertes remarquables et à voter pour celle qui l’inspire le plus sur le site Web de Québec Science. La grande découverte de l’année 2017 sera annoncée dans le numéro de mars de la revue.

« Toute la communauté de l’Université de Montréal tire une grande fierté de ces nominations au palmarès des découvertes de l’année du magazine Québec Science, souligne le recteur, Guy Breton. Les avancées en psychoéducation, en archéologie et en génomique qui ont été choisies cette année permettent de mieux comprendre notre monde et je félicite chaleureusement chacune des équipes de recherche qui ont réalisé ces découvertes marquantes. »

Les premiers humains sont arrivés en Amérique du Nord bien plus tôt qu’on le pensait!

Cette mandibule de cheval provenant de la grotte 2 contient de multiples traces de découpes, droites et parallèles, localisées sur la face linguale. Elles indiquent que le prélèvement de la langue de l'animal a été effectué à l’aide d’un outil en pierre.

L’arrivée des premiers humains sur le continent nord-américain par le détroit de Béring a reculé de 10 000 ans en 2017. C’est en effet ce qu’ont établi hors de tout doute Ariane Burke, professeure au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal, et son étudiante de doctorat Lauriane Bourgeon, avec la contribution de Thomas Higham, directeur adjoint du laboratoire de datation par radiocarbone de l’Université d’Oxford. Estimée jusqu’ici à environ -14 000 ans selon les plus vieux sites archéologiques datés, la présence humaine dans le nord du continent remonterait plutôt à -24 000 ans, à l’apogée de la dernière ère glaciaire.

C’est à l’aide d’artéfacts provenant des grottes du Poisson-Bleu, situées sur les rives de la rivière Bluefish dans le nord du Yukon, près de la frontière de l’Alaska, que les chercheurs ont fait leur découverte. Ce site a été l’objet de fouilles archéologiques entre 1977 et 1987 par l’archéologue Jacques Cinq-Mars. À partir de la datation d’ossements animaux au carbone 14, le chercheur avait alors avancé l’hypothèse audacieuse d’une occupation humaine de cette région à une date aussi lointaine que -30 000 ans.

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Le système immunitaire est influencé par le statut social

«Nous avons utilisé les macaques, car il est impossible de mener cette expérimentation sur des humains pour des raisons éthiques évidentes», explique le professeur Luis Barreiro, qui a codirigé l’étude.

Crédit : Thinkstock

Le statut social est l’un des facteurs les plus déterminants pour prédire le risque de maladie et de mortalité chez l’humain et les autres mammifères sociaux. Une nouvelle étude de l’Université de Montréal et des universités Duke et Emory (É.-U.) publiée dans Science révèle qu’un statut social précaire peut à lui seul altérer le fonctionnement du système immunitaire, même en l'absence de comportements à risque pour la santé ou de variations dans l’accessibilité des ressources ou des soins de santé.

«Bref, deux individus ayant accès aux mêmes ressources alimentaires, aux mêmes soins de santé et affichant les mêmes comportements ont des réponses immunitaires différentes aux infections selon qu’ils ont un statut social élevé ou précaire», résume Luis Barreiro, professeur au Département de pédiatrie de l’Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine. Pour démontrer la base biologique de l’influence du statut social sur le système immunitaire, les chercheurs ont combiné la génomique avec la manipulation du statut social chez 45 femelles macaques, une espèce proche des humains qui a une hiérarchie sociale linéaire et stable.

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Qu’est-ce qui peut pousser un adolescent à abandonner le secondaire?

Quelles sont les raisons qui peuvent pousser les jeunes à quitter l’école du jour au lendemain? La réponse: toute une gamme d’incidents déclencheurs très stressants qui ont lieu pendant leurs derniers mois d’études, selon des travaux menés par des chercheurs de l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal.

En effet, les jeunes qui font face à des éléments de stress importants courent deux fois plus de risques d’abandonner leurs études dans les quelques mois qui suivent l’incident stressant que leurs camarades qui ne sont pas exposés aux mêmes difficultés, indiquent les travaux effectués par Véronique Dupéré, professeure en psychoéducation à l’UdeM.

Les facteurs de stress ne se situent pas toujours en milieu scolaire. En fait, la plupart sont à l’extérieur de l’école: il peut s’agir d’un divorce, de conflits avec les camarades, de problèmes au travail (la perte d’un emploi), de problèmes de santé (un accident de la route) et de problèmes d’ordre juridique.

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Débloquer les artères

En plus de ces trois découvertes dans lesquelles les chercheurs de l’UdeM ont joué un rôle central, le cardiologue et professeur de la Faculté de médecine Philippe Généreux a contribué à la mise au point d’une nouvelle technologie pour débloquer les artères, le SoundBite, créé par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke. Martin Brouillette, professeur à la Faculté de génie de l’établissement, et son équipe ont conçu un instrument pouvant transmettre des ondes de choc par des fils-guides d'une manière très contrôlée, comme un mini marteau-piqueur, pour débloquer des artères fortement calcifiées et pour lesquelles l’angioplastie traditionnelle ne peut rien.

Votez pour la découverte de l’année!