Vers une université plus proche de ses diplômés

  • Forum
  • Le 25 janvier 2018

  • Martin LaSalle
L’Université de Montréal compte plus de 400 000 diplômés actifs à travers le monde dans toutes sortes de milieux et de domaines.

L’Université de Montréal compte plus de 400 000 diplômés actifs à travers le monde dans toutes sortes de milieux et de domaines.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Présentation de la première action réalisée du plan «Transcender les frontières»: l’intégration des opérations de l’Association des diplômés de l’UdeM et le rapprochement avec nos diplômés.

Crédit : Amélie Philibert

De nombreuses actions sont en préparation afin de réaliser la transformation de l’Université de Montréal, et le rehaussement des sentiments d’appartenance et de fierté chez les diplômés actuels et futurs en fait partie. C’est ce à quoi s’appliquent Isabelle Bussière et son équipe au Bureau du développement et des relations avec les diplômés (BDRD) de l’UdeM. Mme Bussière, directrice principale des relations avec les diplômés depuis bientôt un an, a répondu aux questions d’UdeMNouvelles.

Quelle importance revêt, pour l’Université, un rapprochement avec ses diplômés? N’est-elle pas déjà suffisamment près d’eux?

Ce que nous cherchons à développer est plus large que le seul aspect philanthropique. Nous visons à rehausser les sentiments d’appartenance et de fierté chez nos diplômés actuels et futurs afin qu’ils désirent redonner à leur alma mater selon ce que j’appelle les trois «T»: leur temps, leur talent et leur trésor.

L’Université de Montréal compte plus de 400 000 diplômés actifs à travers le monde dans toutes sortes de milieux et de domaines. Ce sont des employeurs, des employés, des parents et nous devons proposer une image de marque encore plus forte pour qu’ils jouent davantage leur rôle d’ambassadeurs de l’UdeM dans leur environnement et fassent ainsi rayonner notre université.

La fierté d’avoir étudié à l’Université de Montréal ne repose pas strictement sur les connaissances acquises: elle découle des amitiés qu’on y a créées, des relations qu’on y a nouées, des sports qu’on y a pratiqués.

Ce que nous souhaitons, c’est constituer un réseau d’entraide plus solide entre les diplômés, partout où ils sont. Que la qualité de leur diplôme ait une résonance, qu’elle soit synonyme d’un intérêt réel pour les autres diplômés tout au long de leur parcours, que ce soit lorsqu’on recherche les services d’un professionnel, qu’on veut enrichir ses compétences, étendre son réseau de relations ou encore participer à des retrouvailles.

Quelle est l’approche que vous privilégierez pour parvenir à rehausser les sentiments d’appartenance et de fierté de nos diplômés?

Nous avons élaboré un plan stratégique ambitieux qui s’appuie sur 10 actions prioritaires qui devront être entreprises d’ici deux ans et demi. Essentiellement, à l’aide des outils que nous sommes à concevoir, nous entendons sonder et écouter davantage nos diplômés, établir avec eux une communication constante et bidirectionnelle pour promouvoir et faire rayonner leur parcours professionnel.

Nous désirons aussi faciliter l’établissement de relations en continu avec les futurs et les jeunes diplômés, encourager les interactions entre eux de même qu’avec les diplômés plus expérimentés afin de susciter plus de parrainages. Nous voulons être au service de leur bien-être et de leur épanouissement.

Enfin, avec l’équipe multidisciplinaire que nous avons bâtie au cours des derniers mois, nous serons en mesure d’offrir un soutien stratégique et opérationnel à la direction de l’Université, ainsi qu’aux facultés et aux départements.

Grâce à ce que nous diront nos diplômés qui sont sur le marché du travail, nous serons en mesure de contribuer encore plus à la création de maillages entre les départements et les secteurs d’activité liés aux disciplines qui y sont enseignées.

Quels sont les moyens dont vous disposez pour mettre en œuvre ces actions?

Nous déploierons tous les moyens avec la nouvelle équipe, qui est par ailleurs talentueuse et dévouée, afin de réaliser nos grandes ambitions. Ainsi, d’ici l’année 2020-2021, nous visons à:

  • joindre 90 % de nos diplômés en mettant à jour notre base de données;
  • obtenir un taux de satisfaction de 80 % en ce qui a trait aux communications et services offerts;
  • accroître de 20 % par année les sentiments d’appartenance et de fierté;
  • tenir près de 30 activités institutionnelles et facultaires, et une moyenne de 15 activités nationales et internationales par an.

Pour ce faire, nous allons concevoir une plateforme de marketing relationnel pour créer un véritable centre de réseautage qui permettra aux diplômés de se retrouver, se regrouper, trouver un mentor ou un emploi… À cet effet, nous moderniserons notre site Web et miserons aussi sur la communication numérique, dont les médias sociaux.

En somme, nous voulons mener des actions qui auront des effets exponentiels afin que l’Université de Montréal soit dans le peloton de tête des établissements qui communiquent le mieux avec leurs diplômés. Sur ce plan, la compétition n’est pas seulement montréalaise ni québécoise ou canadienne: elle est mondiale. Nous devons continuer de donner l’envie de venir étudier à l’UdeM et susciter la fierté d’en être diplômé!

Des retrouvailles et une nouvelle amie!

Isabelle Bussière, Yvonne Van Braeckel-Dufault et son mari, Pierre Dufault, à la soirée de retrouvailles des diplômés tenue en octobre dernier au Carnegie Hall, à New York.

Crédit : Patrice Jolivet

La ville de New York faisait partie des destinations de voyage que chérissait Yvonne Van Braeckel-Dufault. Puis, au début de l’automne dernier, elle reçoit une invitation du BDRD qui organisait, le 18 octobre, une soirée de retrouvailles au Carnegie Hall pour les diplômés qui vivent dans la Grosse Pomme. 

«Mon mari et moi nous sommes mariés un 18 octobre et je lui ai tout de suite manifesté mon souhait de célébrer notre 37e anniversaire de mariage à New York, relate avec enthousiasme celle qui a obtenu son diplôme en andragogie de l’UdeM en 1981. Ça me permettait à la fois de souligner l’évènement et de rencontrer des gens diplômés de la même université que moi: c’était inespéré, c’était comme un signe du destin!»

Cette invitation ramène une foule de souvenirs à la mémoire de Mme Van Braeckel-Dufault.

Issue d’une petite communauté belge du sud de l’Ontario et n’ayant commencé à apprendre le français qu’à l’âge de 14 ans, elle se souvient avoir fait un stage d’immersion en français à Trois-Pistoles, où elle a eu beaucoup de difficulté à comprendre l’accent québécois. Et elle se rappelle aussi très précisément la date où cet accent lui est devenu familier.

«C’était au cours de ma première année à l’UdeM, où j’étais étudiante libre en linguistique, dit-elle. Tout au long de la session, le professeur avait fait des blagues et la classe avait rigolé, sauf moi. Puis, le 15 décembre 1979, il a raconté une histoire et j’ai ri de bon cœur: pour la première fois, j’avais compris le gag!»

Et comment oublier cette soirée de 1980 où, à l’occasion d’une danse organisée près de HEC Montréal, elle fait la rencontre de Pierre Dufault, qui allait devenir son compagnon de vie…

En octobre, au Carnegie Hall, Yvonne Van Braeckel-Dufault s’est fait une nouvelle amie, Hélène Côté, titulaire d’une maîtrise en droit de l’UdeM depuis 1982 et qui habite la métropole américaine. «Nous ne nous sommes pas rencontrées pendant nos études, mais c’est comme si nous nous connaissions depuis toujours, mentionne la diplômée. Depuis ce temps, nous correspondons régulièrement.»

«Depuis que j’ai fréquenté l’Université de Montréal, je suis en amour avec elle, déclare sans ambages cette amante de la langue française. J’y ai rencontré des gens chaleureux qui m’ont accueillie parmi eux et encouragée, et mon passage à l’UdeM a donné le ton au reste de ma vie, sur les plans tant professionnel que personnel!»

Pour preuve, Yvonne Van Braeckel-Dufault recevait, en octobre 2006, le prix de l’excellence en enseignement du Régime d’assurance des enseignantes et des enseignants de l’Ontario. En novembre de la même année, la Canadian Parents for French, section de l’Ontario, lui décernait le prix McGillivray en reconnaissance de son travail exceptionnel pour promouvoir le français langue seconde.