9 février: conférence pour prévenir le suicide sur les campus de l'UdeM

La conférence organisée le 9 février sur les campus de l'UdeM s'inscrit dans le cadre de la Semaine nationale de prévention du suicide.

La conférence organisée le 9 février sur les campus de l'UdeM s'inscrit dans le cadre de la Semaine nationale de prévention du suicide.

Crédit : Thinkstock

En 5 secondes

La psychologue Sylvie Corbeil donnera une conférence sur la prévention du suicide le 9 février pour permettre aux employés de l’UdeM d’intervenir auprès d’un étudiant aux idées suicidaires.

Sauriez-vous reconnaître un étudiant ou une personne ayant des idées suicidaires? Sauriez-vous comment agir si quelqu’un vous confiait vouloir mettre fin à ses jours et seriez-vous en mesure de le diriger vers les bonnes ressources pour lui venir en aide?

Afin de démythifier le processus suicidaire, la psychologue Sylvie Corbeil donnera une conférence sur la prévention du suicide destinée aux employés, professeurs et chargés de cours de l’Université de Montréal pour les aider à repérer les étudiants en détresse et leur porter assistance.

«Le suicide n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein: il est l’aboutissement d’un processus qui entraîne des signaux qu’on doit savoir reconnaître pour agir, et c’est cette capacité que je désire transmettre au cours de la conférence», indique Mme Corbeil, qui est psychologue clinicienne au Centre de santé et de consultation psychologique de l’UdeM et chargée de cours au certificat en santé mentale.

Des signaux à reconnaître

Le processus suicidaire comporte généralement quelques étapes, selon Sylvie Corbeil. «L’amorce survient habituellement à la suite d’un évènement déclencheur qui provoque une désorganisation émotionnelle, dont la dépression ou l’anxiété, explique-t-elle. La personne n’arrive pas à reprendre le contrôle sur ce qui lui arrive et commence à se décourager: après avoir tenté en vain de s’en sortir, elle en vient à croire qu’elle serait mieux morte.»

S’ensuit la crise suicidaire proprement dite, où la personne commence à avoir des pensées noires et songe, de façon plus ou moins organisée, à la façon dont elle pourrait passer à l’acte.

«À ce stade, ce sont des idéations passagères et la planification est floue, mais si la personne ne parvient pas à régler les difficultés par elle-même ou avec de l’aide, le sentiment d’impuissance prend de l’ampleur et la pousse à envisager plus sérieusement l’idée de s’enlever la vie, poursuit la psychologue. Portée par l’illusion que le suicide va tout régler, elle s’investit davantage dans la concrétisation de cette idée, jusqu’à la tentative.»

Reconnaître et mieux aider

Et même dans les cas qui semblent plus impulsifs, les tentatives de suicide sont pratiquement toujours précédées de périodes sombres qu’il est possible de repérer afin d’intervenir.

Selon Mme Corbeil, il est très fréquent que, en présence d’une personne qui manifeste des signes avant-coureurs d’un passage à l’acte, on n’ose pas lui demander si elle a besoin d’aide de peur de recevoir des confidences et de ne pas savoir quoi faire.

«Le suicide fait peur… Tant la littérature que les films et la médiatisation du suicide donnent l’impression qu’on est impuissant face à des gens aux idées suicidaires, mentionne-t-elle. Or, on peut vaincre cette peur et leur venir en aide selon la gravité de la situation.»

La conférence de Sylvie Corbeil vise précisément à donner aux employés de l’UdeM des moyens d’intervention accrus et à présenter les ressources existantes «sur lesquelles on peut s’appuyer en tout temps afin d’étendre encore plus les filets de sécurité sur nos campus et de les adapter en fonction des contextes».

Dans tous les cas, tant les personnes suicidaires que leurs proches peuvent téléphoner à la Ligne régionale de prévention du suicide au 1 866 APPELLE (277-3553).

Aide-mémoire

Quoi?
Conférence sur la prévention du suicide avec la psychologue Sylvie Corbeil.
Les places sont limitées : inscrivez-vous en ligne!

Quand?
Le vendredi 9 février de 12 h à 13 h 30, dans le cadre de la Semaine nationale de prévention du suicide.

Où?
- Salle B-0245 du pavillon Lionel-Groulx
- En vidéoconférence aux campus de Laval (salle 5160) et de Saint-Hyacinthe (salle 2108)