Des experts de l’UdeM participent au projet Le climat, l’État et nous

Le comité de pilotage du projet Le climat, l’État et nous, accompagné de Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.

Le comité de pilotage du projet Le climat, l’État et nous, accompagné de Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.

Crédit : Denis Bernier

En 5 secondes

Ce projet, auquel prennent part quatre professeurs de l’UdeM, vise à lancer une réflexion sur une révision du modèle de gouvernance environnementale au Québec.

Un groupe de 24 experts universitaires, soutenu par l’Institut de l’énergie Trottier, le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, et l’Institut du Nouveau Monde, a annoncé le 6 février le lancement du projet Le climat, l’État et nous, destiné à nourrir la réflexion sur une révision du modèle de gouvernance environnementale au Québec.

Quatre professeurs de l’Université de Montréal participent à ce projet non partisan, indépendant et reposant sur les connaissances scientifiques les plus à jour. Il s’agit de Kathryn Furlong, du Département de géographie, de Normand Mousseau, du Département de physique, de Martin Papillon, du Département de science politique, et d’Hélène Trudeau, de la Faculté de droit.

«Malgré un large consensus sur l’importance de poursuivre un développement durable et les efforts considérables déployés par le gouvernement pour y parvenir, le Québec est incapable d’atteindre ses objectifs. Cet échec est coûteux et fait reculer le Québec sur les plans de la compétitivité et de la qualité de vie. Or, cette situation n’est pas irréversible: d’autres pays ont mis en place des structures capables de les faire progresser de manière beaucoup plus efficace en matière de développement durable et de changements climatiques», a déclaré Normand Mousseau, qui pilote le projet.

Selon les 24 experts, il apparaît nécessaire d’intégrer les efforts des dernières années dans un modèle général et cohérent qui facilite l’atteinte des objectifs environnementaux de façon globale tout en respectant la culture du Québec et en favorisant son leadership.

La proposition présente donc un modèle québécois de gouvernance environnementale intégrée et adaptée aux défis actuels, qui s’appuie sur les initiatives historiques du Québec dans le domaine, les expériences à l’étranger et les meilleures pratiques désignées par les experts.

La participation du public

Cette proposition se veut le point de départ d’une conversation collective sur l’avenir de la gouvernance environnementale au Québec.

L’ensemble de la population peut ainsi partager ses idées et opinions relatives à cet enjeu sur la plateforme climat-etat-nous.org jusqu’au 18 mars. Les résultats de cet appel à contributions alimenteront une journée de réflexion et de débats sur les principes devant guider une réforme de la gouvernance environnementale dans un grand forum national à l'Université de Montréal le 12 avril prochain.

Lire le communiqué sur le site Web de l’Institut de l’énergie Trottier.

Personnes présentes sur la photo

De gauche à droite: Luc Bernier, titulaire de la Chaire Jarislowsky sur la gestion dans le secteur public (Université d’Ottawa); Marie-Christine Therrien, professeure au Centre de recherche sur la gouvernance (ENAP); Pascale Biron, professeure et directrice du Département de géographie, urbanisme et environnement de l'Université Concordia; Normand Mousseau, directeur académique de l’Institut de l’énergie Trottier (Polytechnique Montréal); Julie Caron-Malenfant, directrice générale de l’Institut du Nouveau Monde; Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec; et Stéphane Paquin, directeur du Groupe d’études et de recherche sur l’international et le Québec (ENAP). Roger Lanoue, expert en management stratégique, en énergie et en accessibilité d’eau potable, fait aussi partie du comité de pilotage du projet (absent de la photo).