L’UdeM décerne un doctorat honorifique à Diana L. Eck

Diana L. Eck

Diana L. Eck

Crédit : photo fournie par Mme Eck

En 5 secondes

La professeure de religion comparée et d’études indiennes à l’Université Harvard a reçu un doctorat «honoris causa» de l’Université de Montréal.

L’Université de Montréal a accordé la plus haute distinction universitaire, le doctorat honoris causa, à Diana L. Eck, professeure de religion comparée et d’études indiennes à l’Université Harvard et titulaire de la Chaire Fredric Wertham.

Cette distinction lui a été remise au Carrefour des arts et des sciences le 6 février, à l’occasion du colloque multidisciplinaire «L’étude de la religion aujourd’hui», organisé par l’Institut d’études religieuses de la Faculté des arts et des sciences de l’UdeM, dont Mme Eck était l’invitée d’honneur.

La carrière de Diana L. Eck se divise en deux courants assez distincts mais complémentaires sur plus de trois décennies. D’une part, elle a étudié la religion populaire de l’Inde (temples et pèlerinages) selon une approche à la fois phénoménologique et historicocritique influencée tant par Mircea Eliade que par W. C. Smith, dont elle a été l’élève. D’autre part, elle s’interroge sur les défis du pluralisme religieux dans la société multiculturelle étatsunienne. Depuis 1991, elle dirige le Pluralism Project, qui explore et interprète les dimensions religieuses de l’immigration (communautés d’origine asiatique). L’influence de cette intellectuelle brillante ne se fait pas seulement sentir du côté de ses publications, elle s’exerce aussi par son engagement international dans le dialogue interreligieux et dans l’amélioration des relations raciales aux États-Unis.

Entre autres marques de reconnaissance, la professeure Eck s’est vu décerner le National Humanities Award en 1998 par le président Bill Clinton. En 2005-2006, elle a présidé l’American Academy of Religion.

«En réponse aux défis de la diversité religieuse, vous proposez une approche positive, basée non plus sur la simple tolérance, mais sur la découverte de l'autre et le dialogue, a déclaré Marie-Josée Hébert, vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation. Vous nous enseignez que les religions peuvent aussi être des outils d'intégration et de paix. C'est un rappel essentiel au 21e siècle, où l'ignorance et la peur de l'autre font des progrès inquiétants, avec les conséquences que nous connaissons trop bien. Nous avons besoin de la lumière de chercheurs engagés comme vous et comme ceux qui incarnent notre jeune et dynamique institut d'études religieuses.»

  • De gauche à droite: Frédéric Bouchard, doyen de la faculté des arts et des sciences; Diana L. Eck, professeure de religion comparée et d’études indiennes à l’Université Harvard et titulaire de la Chaire Fredric Wertham; et Marie-Josée Hébert, vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation.

    Crédit : Guillaume Bell