Trois questions à Louis-Karl Pedneault, chargé du volet Persévérance scolaire du Projet SEUR

Les jeunes participants du volet Persévérance scolaire du Projet SEUR ont récemment eu l’occasion de discuter avec des Carabins, dont Louis-Karl Pedneault, en haut à gauche de la photo.

Les jeunes participants du volet Persévérance scolaire du Projet SEUR ont récemment eu l’occasion de discuter avec des Carabins, dont Louis-Karl Pedneault, en haut à gauche de la photo.

En 5 secondes

À l’occasion des Journées de la persévérance scolaire, rencontre avec Louis-Karl Pedneault, du Projet SEUR, qui contribue à promouvoir la persévérance scolaire chez les jeunes Québécois.

En quoi consiste le Projet SEUR?

Nous travaillons avec plusieurs écoles montréalaises afin d’encourager les élèves à poursuivre leurs études jusqu’à l’université dans le domaine qui les intéresse. Nous proposons toute une panoplie d’activités (mentorat, conférences) et de programmes (Accès Médecine, Cap sur l’université, Douance, Jeunes réfugiés syriens…) ainsi que des séjours d’immersion. Grâce aux chargés de projet et à nos 400 bénévoles, qui sont majoritairement des étudiants de l’UdeM, le Projet SEUR réussit à joindre environ 3000 jeunes.

Quelles actions menez-vous plus particulièrement afin de favoriser la persévérance scolaire?

Le volet Persévérance scolaire est l’un des plus anciens volets du Projet SEUR. Notre but est de jumeler des jeunes qui ont des difficultés scolaires (cette année des écoles Jeanne-Mance et Dalbé-Viau) avec des étudiants de l’UdeM. Ceux-ci deviennent alors des mentors bénévoles pour ces jeunes. En équipe, tout au long de l’année scolaire, ils feront des activités significatives (rencontres, visites ou discussions) qui donneront le goût aux jeunes de rester sur les bancs d’école et de trouver un champ d'études susceptible de les intéresser. Selon les années, de 20 à 40 jeunes participent au volet Persévérance scolaire. Mais, parce qu’elles visent à intéresser ces jeunes à un programme universitaire, toutes les actions du Projet SEUR ont un effet sur la persévérance scolaire.

Fait-on un suivi auprès de ces jeunes afin de savoir si ces actions fonctionnent?

Oui, et nos chiffres prouvent qu’elles atteignent leur cible! En effet, 100 % des jeunes ayant pris part au Projet SEUR en 2016-2017 étaient à l’école l’année suivante soit au secondaire ou au cégep. Ce taux de persévérance se situe à plus de 96 % lorsqu’on prend en considération les cinq dernières années. De plus, le travail du Projet SEUR est bénéfique pour les mentors bénévoles. Plusieurs bénévoles apprécient le fait de pouvoir discuter de leur expérience avec des jeunes. Un de nos mentors de cette année a même participé au Projet SEUR en tant que mentoré il y a sept ans.