Formation sur les violences à caractère sexuel

Crédit : Photo: Dumas-Bonesso

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Dès le mois de mars, une formation sur les violences à caractère sexuel sera donnée au personnel de l’Université de Montréal. Près de 1000 personnes seront formées ce printemps.

Comment agir lorsqu’on est témoin de harcèlement? Comment accueillir le témoignage d’une victime de violence à caractère sexuel? Quel est le rôle d’un cadre dans une unité où des situations de harcèlement sont rapportées? Quelles sont les ressources disponibles à l’Université?

Toutes ces questions sont au cœur d’une formation donnée à l’Université de Montréal depuis plusieurs années. Au cours des deux dernières années en particulier, plus de 25 séances de formation ont été offertes aux membres du personnel de l’UdeM, toutes catégories confondues, sur un ou plusieurs thèmes liés aux violences à caractère sexuel. Cette formation sera obligatoire pour plusieurs groupes d’employés à l’UdeM dès ce printemps et, à compter de 2019, avec l’entrée en vigueur de la loi 151, «visant à prévenir et combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur», ce sont tous les employés et représentants étudiants qui devront suivre cette formation.

«Nous avons décidé d’offrir ce programme dès maintenant parce que le besoin s’en fait sentir et que les ressources sont prêtes, souligne le vice-recteur aux ressources humaines et à la planification, Jean Charest. La mise en œuvre se fera graduellement, mais à terme on souhaite sensibiliser tous les membres de notre communauté à la réalité des violences à caractère sexuel et faire en sorte qu’ils soient mieux outillés pour prévenir ces violences et agir auprès des victimes.»

Entre mars et juin, une quinzaine de séances de formation seront données aux membres de la communauté les plus susceptibles d’être consultés par des étudiantes ou des étudiants ou des membres du personnel dans des cas de violences à caractère sexuel. Les doyens et vice-doyens de toutes les facultés, les directeurs de département, les responsables de stage, les techniciens en gestion des dossiers étudiants, les agents du service de la Sûreté, les gardiens d’immeuble, les bibliothécaires, les conseillers des Services aux étudiants, les coordonnateurs de la vie en résidence et plusieurs autres employés du campus qui côtoient des étudiants seront invités prioritairement à prendre part à la formation d’une durée de trois heures. En tout, près de 1000 employés auront été formés avant la prochaine rentrée universitaire.

La formation a été conçue par l’équipe du Bureau d’intervention en matière de harcèlement (BIMH) et de la campagne Sans oui, c’est non! Elle sera donnée par les conseillères du BIMH avec l’appui de la Direction des ressources humaines et sera proposée à partir de la Semaine de prévention du harcèlement, le 12 mars.

«Notre objectif est de faire de notre campus un milieu sain, sécuritaire et respectueux pour toutes les personnes qui le fréquentent, poursuit le vice-recteur Charest. Pour cela, nous devons poursuivre et intensifier le travail amorcé avec la communauté étudiante autour de la campagne Sans oui, c’est non!»

D’autres séances seront ajoutées, à compter de l’automne 2018, pour accueillir de nombreux autres groupes.